Vont, viennent
sur la berge d'automne,
Nonchalamment,
repus de souvenirs :
Remembrance,
clichés, et qui tonnent
En l'oubli des
matins à bannir.
Les mots chavirent
de leur gorge insane ;
Diluée,
s'efface encor de leurs yeux,
En cette
déshérence, l’audace profane
D'amants nus,
interdits de hauts lieux.
Bruinent alors,
d'impudiques silences
Aux cadences larvées
de truisme ;
S'y effeuillent
de l’agonie, l'absence :
Fatale desserte…
au seuil de l'angélisme
Conférant en l’état,
nimbe d'incertitude,
Fuite modelée,
non-dits, insolvabilité
De l’âme déviée…
huées des multitudes ;
L’édifiant en décote
l’absoluité.
Il y aura, au
détour d'une route,
L’écorchure de
l'arcade blême,
D’un vivatissimo :
violente déroute
De nasillarde voix ;
tel anathème,
Engrossé de
palpables chagrins, niés
D'effectives blessures
animales…
L’ascétique en
torture, pris au hunier
D'esquif, les
soufflées hiémales.
J’y vois
s'effilocher du factice désir,
Un amour de
passage, au pinacle
Gelé de
l'inconditionnel, seul, gésir
Sans révérences,
en semonce d'oracle…
En mes rimes, l’iambique substance
Tanne de son
cru, la lie : sédiment
De ferveur au
flux d'outrecuidances
Ajustées au
rivet du tourment ;
L’encanaillé en
active l'idiolecte,
Aux doutes
notables_ pourquoi pas (!?)
Arguties, sophisme,
du vexant intellect
Obéré de sages
mus en catoblépas.
Vont, viennent
sur berge d'automne,
Épuisés de
n'avoir su, dès l'aube,
Pincer cotillons,
aux flous monotones
Dupant la gent au dialecte probe.
Armand Mando
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