Des mortes nuits d’automne, au matin épuré,
S’évident les noceurs de doriennes contrées ;
S’en viennent ripailler, en mentors adextrés,
Aux artères de riches capitales… emmurés
De sybarites flux, s’allongent sous la nue,
Riches de mécréance, de syncrétiques rites ;
Dépourvus de morale, en l’aube azurite,
Capitonnent le vice encoffrant l’ingénue.
Prétentieux, larvaires : iniques aguicheurs
Emargeant de l’oukase du récipiendaire,
Rognant de l’ordalie, les us protocolaires,
Le douzil de coutumes au fiel accrocheur.
Sur le gris du pavé, s’éparpillent aux vents,
Les malléables traces de pas impudents,
Les trop souples empreintes d’imprudents
Ecornés de la maréchaussée poursuivant
Ces jobastres, ces gens-foutre d’ailleurs,
Dont la raison vacille, avant de s’écrouler,
Aux moindres aléas, comme blackboulés
Du serein réceptif… gaussés là, du railleur.
Pris en la nébuleuse de pénétrantes sorgues,
Glissent d’estaminets fermentés de puanteur ;
Les femmes qui les ceignent d’apesanteur,
Clivent à leurs visées, de ténébreuses morgues.
L’amour, à leur endroit, n’a point certificat ;
Peu s’en fallait que l’offre du dérèglement,
Annihilasse, du point d’âpres tourments,
La folle mécanique piégeant l’indélicat…
De Paris, à Tokyo, aux portes des bordels ;
De Londres, à Manille, de Rome, à Bangkok
Au souffle de bourrelles, la mesure de coke
Affine la prisée du loup sur sa ridelle.
Vous les verrez, au noir de vos cités,
Avachis sur la place de grève ; sans mal,
Saurez les reconnaître… de ce flou anomal,
Gicleront les cuvées de ces altérités…
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
