Au désert du
temps, se meurent peu à peu,
Mes besoins
d'homme sans idéal ;
Je suis la trace
de confessions féales ;
La foi en damne
le verbiage pompeux.
N'ai pour
bagage qu'une plume
Au-delà du
cylindre des mots…
Je l'enivre
d'idées, de babil sans maux ;
Quelquefois,
sa folle pointe bitume
Des
raisonnements, chaque présomption
Devenue
agressive au faîte d'assertions
Paramétrées du
docte ceint d'érudition,
D’Aristarque
spolié d'ambitions.
Au chevet de
la lampe, je vêts la rhétorique
D'un vaporeux
axiome : lemme circonstancié,
D'où pointe le
narratif souvent émacié
Du pamphlet
aux joutes chimériques.
En cet erg aux
mortes destinées,
Sombre l'âme
emperlée de cuisance,
L'esprit
affecté de houleuses nuisances,
De désirs
saboulés, trop souvent confinés.
Si des
peccavi, germent de longs pleurs,
Les regrets
sabordent le remords :
Oriflamme au
fronton de morts
Instinctuels…
revanchardes, les peurs
Ourlent aux
fièvres de solénoïde,
Kakemono d'un
décor sans noblesse,
Breloques clivées
de maladresses,
Pris au rets
d'un bizut gorgé de colloïde.
Arriverai-je à
temps, sans poisser
Les barbelés
du facétieux destin ?
Aurais-je, des
ripailles, fait festin
Allongé là, et
sans me redresser
Sous l'arche
du Ciel de Victoire ?
Dois-je de
Mando, espérer prébende,
Si de la
sinécure aboutée de légendes,
Se dissolvent les actes méritoires ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
