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lundi 2 octobre 2023

AU COEUR DU RENOUVEAU

AU COEUR DU RENOUVEAU

 

Faites-moi de la nue, aspirer volutes,

Que j'y voie du printemps à venir,

Les vents légers qu'aime à retenir

La grisaille garrottant la cuscute !

 

S’esbaudissent les plombées,

Au jardin de nos primes amours ;

La nature agrémente, sans détours,

Faune et flore du matin ébarbé

 

Des plaines ; là, le beau Philomèle

Perce du renouveau, l'ossature…

En l'écho bref des monts, l’égoutture

Fuse des collerettes, des glumelles.

 

Aux cycles champêtres : agrestes phases,

Se confondent, en de curieux ballets,

Les remous des côtes de Calais ;

S’y allongent, éblouis en l'extase,

 

D’agiles becfigues dont l’envol

Noue des brumes, les butyreux cernes ;

De cette lactescence, se gaudit la sterne,

S'époudrent les rémiges de la glaréole.

 

L'enfant, repu de tant de féerie,

Pave du jour, l'aura enchanteresse ;

Ses joies domestiquent de l’ivresse

Ceinte d'illusion, l'étrange hystérie.

 

Il pleut d'autres soleils, de lunes étoupées,

Aux larmes d'Astrée : virginale parèdre

D'un fief ruiné du déni de Phèdre,

Si de l'évocatoire nait la prosopopée.

 

En l’octobre, encloses de fragrance,

Les bulbilles s'ouvrent, sans retenue ;

Sous l'étamine, les gamètes ténus,

Modèlent des riches semences,

 

L'organe génésique, pour, du sommeil,

En aérer le cylindre glouton ;

S’y posent, des graminées, les boutons,

Défroissés… en la brise vermeille.

 

Redeviens, grisé de parhélie… marmot

Et qui, de la prairie, l’œil hagard,

Aux primales soufflées, s’égare,

L'iris attentionné… chut ! Ne dirai plus mot !!!


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023