Faites-moi de la nue, aspirer volutes,
Que j'y voie
du printemps à venir,
Les vents
légers qu'aime à retenir
La grisaille garrottant
la cuscute !
S’esbaudissent
les plombées,
Au jardin de
nos primes amours ;
La nature
agrémente, sans détours,
Faune et flore
du matin ébarbé
Des plaines ;
là, le beau Philomèle
Perce du
renouveau, l'ossature…
En l'écho bref
des monts, l’égoutture
Fuse des
collerettes, des glumelles.
Aux cycles
champêtres : agrestes phases,
Se confondent,
en de curieux ballets,
Les remous des
côtes de Calais ;
S’y allongent,
éblouis en l'extase,
D’agiles
becfigues dont l’envol
Noue des brumes,
les butyreux cernes ;
De cette
lactescence, se gaudit la sterne,
S'époudrent
les rémiges de la glaréole.
L'enfant, repu
de tant de féerie,
Pave du jour,
l'aura enchanteresse ;
Ses joies
domestiquent de l’ivresse
Ceinte
d'illusion, l'étrange hystérie.
Il pleut
d'autres soleils, de lunes étoupées,
Aux larmes
d'Astrée : virginale parèdre
D'un fief
ruiné du déni de Phèdre,
Si de
l'évocatoire nait la prosopopée.
En l’octobre,
encloses de fragrance,
Les bulbilles
s'ouvrent, sans retenue ;
Sous
l'étamine, les gamètes ténus,
Modèlent des riches
semences,
L'organe
génésique, pour, du sommeil,
En aérer le
cylindre glouton ;
S’y posent, des
graminées, les boutons,
Défroissés… en
la brise vermeille.
Redeviens, grisé
de parhélie… marmot
Et qui, de la
prairie, l’œil hagard,
Aux primales
soufflées, s’égare,
L'iris
attentionné… chut ! Ne dirai plus mot !!!
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
