Je feuillette
le livre de nos aventures ;
J’y glisse l’ex-libris encarté
aux rêves,
L’ambition de nos
fatales trêves :
Péremptoire
optation, qu’emmure
Le jaseran
dont se targue la rogue ;
Empruntions
jadis, pour taire
L’absconse
retenue, l'ardent cautère
Embrasant tous
les satyres gogues.
J’écale des
fièvres, subtile pochée,
Pour extraire
la délicate sève
Conglobée de
perles, et qu’achève
Sa mue,
lentement ébauchée.
Sombrent au jour
blême, les drageons
De folles
complies, d’ascétiques tierces
Enrubannées de
crêtes ; elles bercent
Les vents en
l’éclos du bourgeon…
D'inhabiles
mains, écrivions romance,
Élégiaques
couplets d’engagements ;
Sait-on
pourquoi l’adolescence ment,
Talée de souvenirs
évidés de muance ?
Ai bu de tes
rires, l’influx désordonné :
Anodine coulée
de jouvence ;
Tes mots
aiguisés d’impudence,
En calmaient
des larmes boutonnées,
Les longs flots
déviés de palpébrales
Emplis de
rêveries... flottantes images
Dont le cœur
alimente mirages
À la cavée
d’ivresses cérébrales.
De ces
fossilifères, je garde malgré moi,
Traces d’un
espace irradié d’extase,
D'anamorphes
frettes, en l’abrase
De réminiscences :
persistants émois.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
