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vendredi 13 octobre 2023

HISSES AU MÊME FAÎTE

HISSES AU MÊME FAÎTE

 

 Je ne peux rien dire, que, déjà, Manon,

Aujourd'hui, tu ne saches_ c'est vrai !

Mes joies asphyxiées survivraient

Aux ruines, si le fragile pennon

 

Au faîte de la gloire, avec ardeur,

Survivait… toi et moi, avions

De l'absolu, raclé des colluvions,

Les miasmes du vice… sa fadeur.

 

De nos corps liés au baldaquin,

Aux croches d'altiers céladons,

Le temps, sans amour, fait don,

D’un bonheur indompté du faquin,

 

Ralentissant de ses vires passives,

La sienne chair immolée du confort

D’assisse d’un ballet : contrefort,

D'itératif écho… en sa pleine dérive.

 

Aux sanguinaires rixes fardées

D'adultisme, s'étrécit de l'ivresse,

La douceur de l'exsangue paresse,

Dont jouit l'amant au profil brocardé.

 

À l’haussière, de remous, en roulis,

Nos dégaines bâchent du courant,

Les chahuts, parfois, en parcourant

Des lascifs ébats, les canaux désemplis

 

D’ardeurs proches de l'extase

De mutins sophistiqués d'affect ;

Céans, en ce notionnel, le concept

Octroie indulgence… sans emphase !

 

Suborneurs de la gent moralisatrice,

Avions emmurés de contraintes liées,

L’ordalie, tels cerbères au palier

D'un enfer jouxtant l'âme rédemptrice.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023