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jeudi 12 mai 2022

COUCHES DANS L’OXALIDE


COUCHES DANS L’OXALIDE

 

Les premiers frissons accusent dépendance

Quand nos corps chavirent de la retenue ;

L’on sent peu à peu à même la peau nue,

Emerger le désir que pulpe la mordance

 

De profils sous étoupe pubienne,

Et qui de la jouissance renfloue l’ardeur

Calmement égrenée, que boude la pudeur

Refoulée de larmes alluviennes…

 

La chaleur de son cou emprisonne ma lèvre,

Et je sens se roidir mon souffle mis à mal

Par d’autres crispations, et qui de l’animal

Attisent le mépris d’inquisitives fièvres.

 

J’ai de malsains besoins, d’impudiques feux ;

Il semble que la peur enfante des affronts,

Puis clampe de la chair le néphron

Dont mon nerf agrémente l’enfeu.

 

Couchés pour voir éclore de la liberté,

Sans s’en faire jamais… sans biaiser,

La caloricité, et pour la déniaiser,

La pensée dont l’âme a héritée.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022