OUVREZ-MOI
Ouvrez-moi ce cœur froid
Où l'amour se délite sans mal !
N'est rien perlant des lacrymales,
Du long emposieu de l'effroi...
Ne me laissez souffrir au matin,
Au soir où s'en viennent hurler
De la meute captive, l'ahuri, l'affolé,
Et qu'isole la nuit le rusé diablotin !
Sera-ce de ces manigances,
Aux folles crues, la bravade
Dont s'honore le sage, l'accolade
Forant du lazzi l'arrogance ?
Ne tient qu'à vous, à vous seule,
De m’ôter l'oblongue banderille
Perçant en-deçà de ces grilles,
L'épaisseur de l'horrible linceul.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
