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lundi 30 mai 2022

OUVREZ-MOI


OUVREZ-MOI


Ouvrez-moi ce cœur froid

Où l'amour se délite sans mal !

N'est rien perlant des lacrymales,

Du long emposieu de l'effroi...


Ne me laissez souffrir au matin,

Au soir où s'en viennent hurler

De la meute captive, l'ahuri, l'affolé,

Et qu'isole la nuit le rusé diablotin !


Sera-ce de ces manigances,

Aux folles crues, la bravade

Dont s'honore le sage, l'accolade

Forant du lazzi l'arrogance ?


Ne tient qu'à vous, à vous seule,

De m’ôter l'oblongue banderille

Perçant en-deçà de ces grilles,

L'épaisseur de l'horrible linceul.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022