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mardi 3 mai 2022

AU RYTHME DE L’ESPECE

AU RYTHME DE L’ESPECE

 

L’oiseau s’est envolé aux ombres qui s’effacent ;

Il a quitté du nid la duveteuse assise ;

Il n’est pour qui, en ces heures précises,

N’a vu de ses rémiges, la douceur qui l’enchâsse,

Aucune vision aux ides quand trépassent

Les ultimes plombées sur l’onde insoumise….

 

L’oiseau s’est envolé afin de disparaître

Entre les froids blizzards et la nue infidèle

Et qu’égrènent les vents piégeant l’asphodèle,

Les tempêtes butées neutralisées du reître.

 

Le soleil enclin aux tendres grâces éveille

Du miroir de l’étrange nature, l’écho

De ce reflet blessé de clichés afocaux

Où l’oiseau bleu lacère l’azurage vermeil.

 

Il n’est en cet ouvrage mollement poudré

D’indociles crachins nulle métamorphose

Roidissant du flou l’aura d’anamorphose

Aux lunes rapiécées chues au soir de l’adret.

 

Au rythme de l’espèce, il s’en vient quérir

Aux frimes d’abondance, avant reviviscence,

Conciliabules et menues confidences

Sous la toile froissée de bises à mûrir.

 

L’oiseau bleu en y posant parfois des ires

Eclatées, de cruelles bourrasques,

S’évertue à l’aube d’envies fantasques,

A ramener au souffle d’ondes apyres

D’immuables collyres retenus de la vasque.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022