L’oiseau s’est envolé aux ombres qui s’effacent ;
Il a quitté du nid la duveteuse assise ;
Il n’est pour qui, en ces heures précises,
N’a vu de ses rémiges, la douceur qui l’enchâsse,
Aucune vision aux ides quand trépassent
Les ultimes plombées sur l’onde insoumise….
L’oiseau s’est envolé afin de disparaître
Entre les froids blizzards et la nue infidèle
Et qu’égrènent les vents piégeant l’asphodèle,
Les tempêtes butées neutralisées du reître.
Le soleil enclin aux tendres grâces éveille
Du miroir de l’étrange nature, l’écho
De ce reflet blessé de clichés afocaux
Où l’oiseau bleu lacère l’azurage vermeil.
Il n’est en cet ouvrage mollement poudré
D’indociles crachins nulle métamorphose
Roidissant du flou l’aura d’anamorphose
Aux lunes rapiécées chues au soir de l’adret.
Au rythme de l’espèce, il s’en vient quérir
Aux frimes d’abondance, avant reviviscence,
Conciliabules et menues confidences
Sous la toile froissée de bises à mûrir.
L’oiseau bleu en y posant parfois des ires
Eclatées, de cruelles bourrasques,
S’évertue à l’aube d’envies fantasques,
A ramener au souffle d’ondes apyres
D’immuables collyres retenus de la vasque.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
