Cachées entre les lignes, emmurées volontaires,
Mes pensées semblent liquéfiées… elles bordent
De chaque perspective que peu à peu décordent
La raison et l’espoir bridant l’imaginaire,
L’orgueil du glossateur, sa fougue d’avenaire
Ignorée de la gent bornant miséricorde…
De mes quinze ans fragiles, à la translation
Dont ma peau alimente le parallélisme,
Me purge des matins liés aux aphorismes :
Tenaces manigances, opiniâtres fusions.
Les doutes pénétrés de lourdes arguties,
Les folles controverses lestées de défiance
Calquent du savoir, en d’autres alliances,
La réelle valeur dont l’imbu se soucie.
Quel fol me précipite du haut de cet orgueil
Dont l’idoine abecque du lore de son rostre,
La saillante lèvre dressée en conirostre
Pour encor ânonner, empaumée à ce treuil !
Sans montre d’outrecuidance, je dénoue
Du vocable emprunté à mes pairs,
Joviale constance… est-ce à dire qu’on s’y perd
Quand l’emphase admoneste du joug
Rehaussant du sabir le subtil rajout,
L’inutile emprise, l’impossible repaire !
Au faîte de mots vrais, et avec assurance,
Plissant de l’invective le pompeux verbiage,
Je rassure, quand tonne le charriage,
L’ouïe en son éveil… si la crainte dérange.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
