pinterest

mardi 3 mai 2022

SENESCENTS APHORISMES

SENESCENTS APHORISMES

 

Cachées entre les lignes, emmurées volontaires,

Mes pensées semblent liquéfiées… elles bordent

De chaque perspective que peu à peu décordent

La raison et l’espoir bridant l’imaginaire,

L’orgueil du glossateur, sa fougue d’avenaire

Ignorée de la gent bornant miséricorde…

 

De mes quinze ans fragiles, à la translation

Dont ma peau alimente le parallélisme,

Me purge des matins liés aux aphorismes :

Tenaces manigances, opiniâtres fusions.

 

Les doutes pénétrés de lourdes arguties,

Les folles controverses lestées de défiance

Calquent du savoir, en d’autres alliances,

La réelle valeur dont l’imbu se soucie.

 

Quel fol me précipite du haut de cet orgueil

Dont l’idoine abecque du lore de son rostre,

La saillante lèvre dressée en conirostre

Pour encor ânonner, empaumée à ce treuil !

 

Sans montre d’outrecuidance, je dénoue

Du vocable emprunté à mes pairs,

Joviale constance… est-ce à dire qu’on s’y perd

Quand l’emphase admoneste du joug

Rehaussant du sabir le subtil rajout,

L’inutile emprise, l’impossible repaire !

 

Au faîte de mots vrais, et avec assurance,

Plissant de l’invective le pompeux verbiage,

Je rassure, quand tonne le charriage,

L’ouïe en son éveil… si la crainte dérange.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022