Aux nuits de cendre, de poussiéreux matins,
Avions jadis semé de ductiles mensonges,
Des impostures, et que la crainte ronge ;
En d’oblongs gages, sous d’offensants satins,
Donnions à l’archiptère des ailes de géant,
Quand l’espace dévie de l’ouateuse nue,
Admonestant l’angoisse, tous les rêves ténus
Posés à la rambarde du chagrin béant.
Aux heures décalées de piètres souvenirs,
Minutes flambées du passé anémique,
Rivions au corset de dolentes mimiques,
Les sourires figés de la moue à bannir,
Pour écouter la vie en un long trémolo,
Anonner du présent les râles subjacents,
Pour ouïr la mort, ce spectre indécent
Hululer aux aurores, en un souffle pâlot.
*
Quand l’aube balaiera des souhaits déchus
L’archaïque parvis, verrons la nébuleuse
Intrôner de facto aux secondes crayeuses
L’audace du culpa, le cran du moi fourchu.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
