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vendredi 12 février 2021

PRAETER EXCITATIO…* Ailleurs… l’éveil

 

PRAETER EXCITATIO…*

Ailleurs… l’éveil

 

 

Voyez l'aube, au faîte d’Appalaches !

Y rayonnent humeurs, aux cimes

Où l’été, se peu à peu, détache

Des brumes dont se griment

Le jour déchu des belles rimes,

La nuit où s’ébrouent les allaches.

 

La cendre d'heures folles, macule

Du jardin, les nouvelles semences,

Gamètes poussés sous opercule :

Sémination nous enivrant les sens,

 

Sans se perdre aux méandres

Du temps, des cycles atrophiés,

Délacés de saisons à distendre,

Et qu’encloue l’air éthérifié.


Voyez sur la lande, la faune,

De guingois, preste, heureuse,

Loin des mues de l'automne

Attelé aux bordures boueuses,

 

Aux factices cessions de lunes

Serties du flou d’exhalaison,

De l'exosphère libre, opportune,

Rythmant des vents, l’exaltation !

 

Ailleurs, s’enflent les marées,

Tonnent les tempêtes... l’océan

Se cache à l’ombre des marais,

Sans contenance ; là, du cœur béant,

 

Purge des fonds marins, le corail

Fouaillé du fretin… parfois ;

Chantent les dryades, que raillent

Au lointain Miquelon, les froids

 

Mêlés aux pluies ; les phares

S’y complaisent, et du rostre gris,

Piègent ceux qui, du bichlamar,

Réceptionnent le slang, surpris

 

En cette sémantique, de voir,

Des ides, aux ventées de l’avril,

Le marinier, en camelot de foire,

Bonimenteur impudent et habile.


Alors, se soulève, rutilant

En l'antre du cosmos, soleil clair,

Renouveau, au chenal du chaland,

Sans paresse, sans bruines, ni éclairs.    

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021