Réfractaire ô combien !
Avant de naître en homme, de
savoir,
De toucher de la vie, le
galbe prometteur,
Ai fait de mes nuits
blanches, en auteur,
Un sulfureux roman, quitte à décevoir
Ceux qui avaient compris le
factice pouvoir
De l’amitié vaincue d’immondes
séducteurs.
Avant de me soumettre aux
amantes blessées,
D’avouer mon
embarras, ma peur
De m’aliéner aux sentiments
trompeurs,
Me suis fait échevin d’ordalies
nuancées,
Refusant le paraître de la
gent soumise
Aux règles ; le
faubourg s'en harnache,
Piégeant le bourgeois
sans attaches,
Tançant le faible… puis, l’uniformisent.
N’ai point la marche
larvée du servant
Embrigadé de rêves écrasés, d’ambitions,
Factionnaire ivre de
compromissions,
Ce sans-grade buté, au verbe
décevant…
Je conchie le mufle en
parade, ce retors
Infiltré aux banquets de silènes pansus ;
On le voit perdre pied, en
noceur déçu
De n’être, en somme, que
risible mentor,
Pygmalion désœuvré, ubuesque
stertor ;
L’héritière le prive d'appâts cossus.
Avant de recueillir du
temps-dérivatif,
Quelques prémices, pour sublimer
De l’espèce, les tares_ ai bitumé
Les créneaux de l’oligarchie,
attentif
Aux courbettes du
récipiendaire attifé
D’un diplôme acté,
sans mesures
Accorées à sa foi… poussera
à l’usure,
En servile impétrant_ c’est
un fait !
Un bancal wagonnet, aux rails de l’Etat
Prétendu souverain… pauvre
rigaudon
Ejecté du siège dont il
s’était fait don,
Avant l’orage… maupiteux, sans
constat.
Des tatillonnes chartes
prévaricatrices,
Aux resucées livresques de
la pédagogie,
Ces fades homélies ceintes
de gabegie :
Tristes parades de pensées préceptrices,
Ai vomi l’itérative coulpe ânonnée
d’élèves
Coincés en la stupidité d’enseignants
Sans réel savoir, de
professeurs régnants
En instructeurs, sur l’enfance
qu’achèvent
Les trompeurs clivés, en
magisters piégés
D’obsolescentes formules puisées
d’édits
De convenance :
palimpsestes affadis
De trublions en mal d’érudition,
encagés
De sophismes creusés d’esthètes
outragés
De voir l’Education
Nationale roidie,
Pénétrée d’amertumes voulant
l’ennuager.
Pauvres lads, sans têtières,
ni mors,
Factotums s’échauffant au
pied de l’insert,
Fonctionnaires figés, péons,
en un désert
De poussières, d’abandon,
de mort…
Rassurés, à l’idée d’une
belle retraite,
De sequins aisément
gagnés, viatique
Pour un futur sans
rites initiatiques,
Dont l’intellect encloue
parfois, l’abstraite
Cognition aux pirouettes
cycliques.
J’ai fait ce que j’ai pu,
pour encorner l’envie
De n’être, de naître, en ces
doux errements,
Altier ménestrel qui, aux
enterrements,
Regarde le silence, écoute gésir la vie.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
