PARENTUM
MALIGNITATIS EXCOGITATS*
Diablerie
parentale
Larvaires, en de sombres impasses ;
En reptation, au ventre des ruelles,
En résilles de catin, viles, artificielles,
Drainent un venin d’impudiques candaces.
Eux, cul entre deux chaises, œil hagard,
Epient de la catin, la croupe incendiaire ;
Stériles en ces manœuvres, quoique fiers,
Ils franchissent les monts, où le faible s’égare.
Couples enchevêtrés d’immondices, de sueurs,
Parcourent le boulevard des noceurs…
S’y dévoilent, la chienne en quête de l’âme-sœur,
La gorgone poudrée, trahie de fades lueurs.
Sur les grands maréchaux, quand s’alune l’envie,
Les voilà, pétris de malsaines pensées…
Où est le sage, où marche l’insensée ?
Il n’y a que débauches, balbutiantes vies !
Ce miroir déformé que scrute encor l’enfant,
Est un artefact en liquéfaction, ectoplasme
Hantant la geôle du désir, floué de marasmes,
Ersatz d’un monde chu, que la rage pourfend.
Aux nuits inachevées, aux heures dévastées,
Je les regarde mordre au fruit de l’indécence,
Chevillés au péché d’Eve, sevrés d’innocence ;
L’hédonisme d’Epicure les vient enkyster.
Si j’ai nagé, comme eux, aux orgiaques flux,
Des eaux de la ribaude, ai su m’éloigner…
Ai déparé mon âme, pour la mieux soigner…
Me voilà, ceint d’espoirs attisés en l’influx !
O Dieu, mon Maître, viens éteindre le feu
De ces riches suppôts dont le Diable toilette
L’existence, de mensonges, qu’émiettent
Les vents de la vraie liberté !… Tu le peux !
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021
