ITERUM HESTERNO
DIE…*
Hier encor…
Les filles que j’ai aimées…infidèles amantes,
Rosières de mai, ou sages damoiselles,
Celles qui nous attirent, nous aimantent,
Qui sourient, avant qu’elles nous mentent,
S'imaginent avoir encor des ailes.
Femmes devenues sur la couche fanée,
Aux bras d’un homme sans attirance,
Dénouent des souvenirs, en l’absence,
Les soyeuses dentelles du désir intense,
Devenu sépia d’archaïques années.
Ai, à leur source, bu, en ces ides cuivrées,
Où le soleil grime de la joviale face,
L’imprécise moulure dont se délacent
Les formules nous voulant enivrer.
Sans de leurs sentiments, aspirer l’affectif…
Aussi, n’ai-je du remords concis, réactif,
Qu’illusoire concept, en l’influx imbitable.
Les filles de mes quinze ans, tendrons
Parfumés d’insolence, ont fait de moi,
Au soir, quand leurs rêves larmoient _
Je crois qu’elles m’entendront _
Pauvre pérégrin assoiffé d’aventures,
Flâneur sans attaches… fleur au fusil,
Je trimarde heureux, faisant fi des sursis,
D’aléas émargés de mes villégiatures.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2021

