IMBROGLIO*
Confusion
Aux noces bafouées de la gent moralisatrice,
S’éveillent, mensonges et sous-entendus…
Le cœur fait ce qu’il peut, des lois adaptatrices,
Pour alléger l’esprit lié d’actes distendus.
Aux rêves écrasés de pugnaces mégères,
S’amplifient des désordres, froides cales ;
S'y imposent, des lubies étrangères
Aux désirs griffés de possessifs squales.
Il est des routes longées de l’immorale,
Sentes étrécies, dont nos pas font la nique,
Aussi des bermes jouxtant les cathédrales
Cernées d'apocryphes, de règles claniques.
Aux corps repus d’éphémères passions,
Aux âmes accorées au verbe délétère,
Je dédie mon mépris, défait des pressions
Exercées sur l’amant que l’éthique atterre.
Pour ne plus être moi, vil ego manifeste,
Ce bâti assiégé de causes supputées,
Me suis désenclavé de la minable queste
Dont s’absout le vassal, le voulant amputer.
Demeure_ grand bien m’y fasse ! _ l’affranchi
D’un fief sans inféodation… libre, ô combien !
Je franchis les stigmates où le servant conchie
La noblesse blessée, lestée de tous ses biens…
Ma peau est un soleil dont les spires honorent
Le trouble déserté d’audibles apostrophes…
Nègre, en ces jouissances enchatonnant le corps,
Je conquis des métempsycoses, l’inutile accord
Muant tous les esclaves soumis en théosophes.
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021
