ALEA IACTA
EST*
Le sort
en est jeté
Si vous restez vivants, la mort s’accrochera
A vos pensées en berne, pour les désaccorder
Du bel imaginaire… tel l’être protocordé,
Traînerez des fentes branchiales, sans aura,
En gluante ascidie, l’exuvie qui mourra,
Sans voir de la superbe, ni la brocarder,
La trompeuse gestuelle… advienne que pourra !
En vous laissant mourir aux choses du monde,
Verrez naître des hommes, avant longtemps,
De riches sentiments… vous saurez, qu’en doutant,
L’âme se fait complice d’antiquailles immondes.
Il n’est rien qui ne se puisse, au soir pénétré
De doutes, d’infections, relever… l’audace
Est un miroir sans tain, un reflet dans la glace
Où se mire le profil s’y voulant concentrer.
Quand le sort est jeté, le sujet disgracié
Implore son bourreau, invoque son dieu
De pacotille : icône percée en son milieu
D’une dague romaine, un apex d’acier.
Alors….
La mort jouxte la vie… le cosmos se démembre ;
Tombent sur les tombeaux d’hypocrites larmes ;
La beauté de l’espèce s’endeuille, puis s’arme
De cran, en l’hiver nous roidissant les membres.
Armand Mando ESPARTERO© copyright
2021
