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mercredi 10 février 2021

ALEA IACTA EST* Le sort en est jeté

 

ALEA IACTA EST*

Le sort en est jeté

 

Si vous restez vivants, la mort s’accrochera

A vos pensées en berne, pour les désaccorder

Du bel imaginaire… tel l’être protocordé,

Traînerez des fentes branchiales, sans aura,

En gluante ascidie, l’exuvie qui mourra,

Sans voir de la superbe, ni la brocarder,

La trompeuse gestuelle… advienne que pourra !

 

En vous laissant mourir aux choses du monde,

Verrez naître des hommes, avant longtemps,

De riches sentiments… vous saurez, qu’en doutant,

L’âme se fait complice d’antiquailles immondes.

 

Il n’est rien qui ne se puisse, au soir pénétré

De doutes, d’infections, relever… l’audace

Est un miroir sans tain, un reflet dans la glace

Où se mire le profil s’y voulant concentrer.

 

Quand le sort est jeté, le sujet disgracié

Implore son bourreau, invoque son dieu

De pacotille : icône percée en son milieu

D’une dague romaine, un apex d’acier.

 

Alors….

 

La mort jouxte la vie… le cosmos se démembre ;

Tombent sur les tombeaux d’hypocrites larmes ;

La beauté de l’espèce s’endeuille, puis s’arme

De cran, en l’hiver nous roidissant les membres.

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021