S’amoitissent les rêves dépulpés de confort,
Les songes maquillés de fantasmes glacés ;
Percent, dès matins, les teintes nuancées
De l’aurore… au faîte du réconfort.
S’écaille des nuits d’encre, l’éphémère :
Illusoire, dont l’offense duplique le réel…
Se peut-il encor, des riches aquarelles,
Que s’évident les spirées ulmaires ?
Comment battre campagne si, de l’imago
Se dépeuple l’enfance, si le truisme désocle
De nos jeux, le fécond arbitraire ? Binocle
Sur le nez, le géronte, en soufflette l’ego.
Se durcissent nos vies pérégrines :
Possibles errances de louables fuites…
Quand l’hiver fait colère, l’âme séduite
Détèle la courroie de ses mises chagrines.
Ecartelé, entre deux charnières, j’ouïe
Du silence, d’allusives dénégations :
Courbatu, vide de propension !
Inertes, mes inclinations… vite enfouies
En l’adaptable… ne me reste parfois_
Quel fol oserait là, sur ce moud bancal
Me défier, me braver, seul sur cette bercale ! ?
Ne me reste_ disais-je _ en ce violent froid,
Qu’un gîte sans couvert… cagneuse chaumière
Où s’accouplent les vents, s’apparient les rais
D’un exsangue soleil qui, jadis, emmurait
De l’espace, la périastre… mais, c’était hier.
S’épuisent les profonds râles de l’agonisant,
S’enrouent les longs soupirs du moribond
Brisés, aux portes du pulpitum… pudibond,
Le zélote cache ses sentiments ; ironisant,
Pour se donner courage… ou masquer sa peur
De piètre compagnon, au glas du repentir…
Que de fantaisies, nous voulant abrutir ;
N’est-il pas ! l’angoisse détrône la torpeur.
Pour se donner courage, se tresser lauriers,
Ne se peut pas mieux ; s’adjuger cum animo*
Vainqueur du temps passé, sans plus, à mi-mots,
Se baguer d’entregents… désormais, apparier
Devoir et justice, à l’heure du chaos, ne semble
De la subsidiarité, éloquence permise…
Tout s’écroule !... n’y pouvons rien !!!
mainmise
D’Etat, prise
de pouvoir, seuls, désassemblent
De la gent borné, l’efficace… le Dauphin,
Roi devenu, est un pitre de foire… l’ivresse
Du pouvoir est leurre ; se fendre d’allégresse,
Dénature la soif d’exister_ fut-ce en bec-fin.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023






