Avant les nuits d'orage, s’éveille l’astre,
S’ébrouent les baleines, en
l’abysse bleuté
Déliant sous les algues,
la faune agitée,
Entre les orbes de la voie
périastre.
Dans l’humifère vidée
de substrat,
S’abreuve la flore, au ru serpentant
De steppes ignorées de
l’autan,
Envahissant, peu à peu, le claustra.
Perdus, naufragés volontaires,
Engloutis du sable chaud de Qom,
Les vents ont balayé, des
hommes,
L’agonie coagulant la terre.
N’est ici, entre l’ouest et l’est,
Nulle frontière… le sort en est
jeté ;
Au pied du quai, où se perd la
jetée,
La mer écume des vagues, l’asbeste :
Spumescentes giclées sur la rade ;
S’en
éloignent, les mouettes grisées
D’iode, d’embruns : volatiles
prisés
Du chasseur, sur la berge maussade
Où l'ombre du
cosmos vieillit
Sous la gaine ridée de planètes
folles,
Étiolées dans l’opprobre, l’alcool
De noceurs abjects, en quête de saillie.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
