Derrière les volets, somnolent des baisers,
De doux conciliabules, de mutines moues ;
Qui oserait troubler, d’inutiles remous,
Le calme de la chair aux cerces irisées ?
Il fait matin, au creux du jour nouveau ;
L’oiseau, de sa pépie, éveille sous la rosée,
Le courtil allégé, où s’y viennent poser :
Bondrées et cochenilles déliées du biveau.
Fleurissent, en l’allée, les belles trémières ;
Hampes tressées, harmonisant, à l’aube,
L’égrappe germinale : majestueuse aube
De Malvacée, peu à peu, détissée de lanières.
Il fait si beau, céans, que l’automne perd pied,
Loin des berges meurtries… rentoilé, le tableau
De dame nature… se peut-il, du simbleau,
Que les boucles en lestassent le frêle trépied ?
Je vois fondre les vents ébarbés hors la nue,
Les rais opacifiés de vagabondes spires ;
En partance, les bernaches en aspirent
L’impalpable volute de stratus biscornus.
Au pied des marelles crayeuses, les filles livrent
A l’imaginaire, d’inexactes trouées… apaisent
Du trottoir crénelé, les bretesses ; puis
empèsent
Du schème, les roides bosselures… en délivrent,
Malgré elles, l’infinitésimal : minuscule
faune
Dont l’hexapode se prestement délie…
O suave quiddité ! comme en lampée de
lie,
Tu animes la glotte ! vois ! je m’y
abandonne…
Je dénoue de ces métamorphoses, carnèle ;
Rêvant du lointain horizon : panorama,
Charmante perspective… Des soupirs en amas,
Je confisque le râle… dégauchant de la Nesles,
La friable palisse… en l’enceinte d’un fief muté,
Au ventre d’un empire assujetti, sans autre…
Transmuée de folâtres pensées : les nôtres,
Tel un hunier, se déploie ma fragile butée.
Je perçois, des lointaines virées, en l’agréable,
De gracieuses musiques, de riches eurythmies…
Le temps m’a fait esthète, libre d’endogamie,
De luttes enfiévrées… je l’avoue ! excitables.
La margelle du vide ne me peut retenir… grisé
Du flou dont l’espèce se pitonne, j’évince
De mes spleens, la taciturnité, quand grince
Le loquet des jours gris : ces angles
méprisés.
J’affirme _ grand bien m’y fasse ! N’est du
vide,
Aux précatives quêtes, nulle assise !
En l’épars d’autres donnes, la mise,
Du sixain détramé de promesses… n’est que rides !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
