L’étrange vient ouvrir, en l’automne naissant,
De nouvelles boutures, puis refermer d’hier,
Les volets écaillés… grincent les charnières
De ce cycle vaincu de rêves angoissants :
Catadioptriques songes, léthargiques visions ;
Au gris de l’insomnie, s’enrouent, parfois,
D’accessibles ventées impulsées de ce froid
Modelé de blizzards en mue d’éclosion.
Au chevet de ma lampe, vacillent des idées,
D’iambiques fredons dont ma voix fait offense ;
J’en façonne l’aria toilettée d’élégance,
Conquis de tant d’ivresses, au son de paridés.
En sonores stances, s’interfèrent des notes :
Mélodieux arpèges, monodiques accords…
Aux musicales pauses apostillant l’écore,
S’entrelacent des hymnes dizygotes.
Les brumes semblent ouater l’atmosphère
Clivée à la mofette empuantissant l’azur…
En épointent, malgré elles, à l’usure,
Les moites escarbilles au rêche carbonifère.
A l’envol des tétraonidés, disséminés, les nuages
Enténèbrent l’espace dénué de rais :
Vieillissante charpente épiée des forêts,
Sénescent canevas aux bribes de blutage.
Champêtre, guillerette, la nature dénoue
De ses rustres cordons, l’efficace entrelacs…
Flore et faune s’harmonisent, au verglas
De nuitées ignorées du majestueux gnou.
J’enveloppe ma prose, d’attractives chimères ;
L’illusionne d’angles, de riches perspectives
Etoilées de pentélique marbre : subjectives
Théories savamment ointes d’éphémères.
Une page est tournée… j’encarte d’un ex-libris,
Les jaunissants feuillets de la mélancolie…
Mon verbe se fait silence, mon mutisme :
folie,
Pour allouer à l’œuvre, ces goûteuses prémices.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
