Le silence module de l’appréhension, en l’état,
Chaque tonalité ; fluctue, de l’intonation,
L’itératif écho… puis, sans prétention,
Aseptise du corps, les bribes d’excrétas.
Il inspire le barde, impulse au poète déçu,
Au flou de catachrèse, les chutes diffluées
De belles cataractes, peu à peu, renflouées
D’accessibles coulées, divinement conçues.
Le silence pénètre des velléités, l’oscillation ;
Il attouche du rêve emmuré d’errements,
Le circonstancié, en ce déclassement,
Tel, le thesaurus sériant la pagination ;
Quand l’envie fait silence, en la déconvenue,
Les mortes soifs prolongent l’inutile pépie ;
Pusillanime, sans doute, l’aède fait dépit
De ce qui lui est cher ; trotte-menu,
Avance sur le quadrillage d’idiomatiques flux ;
En perfore de la sémantique, chaque signe…
Ces joutes graphématiques lui assignent
Une part de l’ouvrage liquéfié d’influx.
Sur le sein du silence, ai posé ma prudence ;
Attentif aux renflées du mutisme, sans crainte,
Ma faconde déchue, illutée de contraintes,
Au soir, s’est assainie, en l’atmosphère dense.
Je n’avais des mots vrais de la littérature,
Que fastueuses portées, au clavecin du scribe ;
J’affinais de mon style piégé de diatribe,
L’expressive terminologie : audacieuse parure.
S’il est vrai _ aux distances permises _
Aux loges de cénacle, au cercles des lumières,
Que les Parnassiens, les plumes coutumières
De l’écrit sélectif, surent de l’entremise
De vains truchements d’un facétieux drogman
Se soumettre, sans mal… l’est bien moins,
Le buveur de silence, ce doctoral témoin
De l’historiographie… si parfois, il émane
De son pragmatisme, quelque variation,
Il demeure constant quant à ce descriptif…
Le temps, son allié, surplombe le discursif
Intronise le rationnel… sans abréaction ;
Car, de l’imaginaire entrelacé de brèves,
S’enrouent des plates pensées, le putatif ;
Sans du silence aigu, drainer le présomptif,
Les clameurs vôtres se priveront de sève.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
