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vendredi 8 septembre 2023

SURABONDANT SILENCE

SURABONDANT SILENCE

 

Le silence module de l’appréhension, en l’état,

Chaque tonalité ; fluctue, de l’intonation,

L’itératif écho… puis, sans prétention,

Aseptise du corps, les bribes d’excrétas.

 

Il inspire le barde, impulse au poète déçu,

Au flou de catachrèse, les chutes diffluées

De belles cataractes, peu à peu, renflouées

D’accessibles coulées, divinement conçues.

 

Le silence pénètre des velléités, l’oscillation ;

Il attouche du rêve emmuré d’errements,

Le circonstancié, en ce déclassement,

Tel, le thesaurus sériant la pagination ;

 

Quand l’envie fait silence, en la déconvenue,

Les mortes soifs prolongent l’inutile pépie ;

Pusillanime, sans doute, l’aède fait dépit

De ce qui lui est cher ; trotte-menu,

 

Avance sur le quadrillage d’idiomatiques flux ;

En perfore de la sémantique, chaque signe…

Ces joutes graphématiques lui assignent

Une part de l’ouvrage liquéfié d’influx.

 

Sur le sein du silence, ai posé ma prudence ;

Attentif aux renflées du mutisme, sans crainte,

Ma faconde déchue, illutée de contraintes,

Au soir, s’est assainie, en l’atmosphère dense.

 

Je n’avais des mots vrais de la littérature,

Que fastueuses portées, au clavecin du scribe ;

J’affinais de mon style piégé de diatribe,

L’expressive terminologie : audacieuse parure.

 

S’il est vrai _ aux distances permises _

Aux loges de cénacle, au cercles des lumières,

Que les Parnassiens, les plumes coutumières

De l’écrit sélectif, surent de l’entremise

 

De vains truchements d’un facétieux drogman

Se soumettre, sans mal… l’est bien moins,

Le buveur de silence, ce doctoral témoin

De l’historiographie… si parfois, il émane

 

De son pragmatisme, quelque variation,

Il demeure constant quant à ce descriptif…

Le temps, son allié, surplombe le discursif

Intronise le rationnel… sans abréaction ;

 

Car, de l’imaginaire entrelacé de brèves,

S’enrouent des plates pensées, le putatif ;

Sans du silence aigu, drainer le présomptif,

Les clameurs vôtres se priveront de sève.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023