Ivre de tant de haine, d’hostilité, d’aversion ;
Te voilà, perforant d’une dague, l’innocent_
Celui-là qui, hier, émergeait de ton sang :
Ton fils premier né, ce germe d’éclosion !
Tu piétines sa foi, la martèles, pétrifies
Son savoir… son désir de connaître, sa soif,
Sont pour toi_ ignoble contempteur_ coiffe
D’un avenir ajusté aux sangles du défi.
Empierrée de sophisme, ta tiare est leurre :
Afféterie d’une cour sans monarque… nue,
Tel royaume de l’ombre… y avancent, menus,
L’ilote emparqué, la serve en
pleurs.
Soutenu par tes pairs, tu aiguises ta verve,
En de fades harangues de podestat retors ;
L’illusoire en pommade toujours_ et à tort,
De la coquecigrue, l’absurde, sans réserve.
En l'acerbité, germent, allégations,
poncifs,
Je le crois_ rémanents… ta sagesse est _ hélas !
Bambane forteresse, et qui, de l’efficace,
Ignore composante… tu verras, brisé au récif,
Les pâles rogatons de pulvérulence… abruti,
En l’entrisme d’étatiques oukases, ton profil_
Se peut-il que je me trompasse (?!) fera faufil,
Au bâti de vains rêves, de songes décatis.
L'envie, pour toi, sera galvaudée,
dépréciée,
Au soir où s’interfèrent les équidistances…
La peur s’en vient sarcler, des stances,
L’appréciable lyrisme ; le circonstancié
Ignore la rambarde, l’assurance souhaitée…
La moiteur de sa paume patine le balustre,
Illute le garde-corps : insoupçonnable
illustre
Dont souffre l’adéquat … sans douter.
Désenfiévrée, l’indomptable se fait rétive,
Quant aux tiennes caresses… ton feu, jadis
Attisé de susurres, bâille sous l’immondice
D’espoirs déficitaires, d’attentes amplectives.
La vieillesse a bridé de ta soif de vivre,
Ton désir de paraître, la quintessence…
Amoindries, tes aspirations font rabais,
Quand s’alunent les offres_ hier, adoubées
De mécènes_ céans, purgées d’érubescence,
Il pleut là, au parterre des vouivres...
Tu traînes en d’impalpables sorgues :
Ténèbres viciées de l’insatisfaction…
Sclérosé par l’endosse de l’inaction,
Au pulpitum de cette étrange morgue :
Caveau de l'âme perdue… s’y prélasse,
En quête d’une autre peau, l'ectoplasme
D'exsangues utopies, de ces spasmes
Forcis d'encloîtrés qui trépassent.
En vieux fildefériste : triste funambule,
Ne verras plus d’en-haut, la foule ébaubie…
La chue privera_ statim*_ l’estourbi,
De cette renaissance en graffe de fibule.
*d’un coup
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
