Tu es, aux
formes qui lévitent, un autre continent,
Oasis aux
escales tranquilles : agréable relais
Pour pèlerins
dociles, en quête d’un palais
Dont les fières
sultanes, en s’y abandonnant,
Enfièvrent l’amant
animé de désirs, l’amoureux
Pris au
rets de compulsives soifs… à la proue du prao,
Sur des
fleuves trop sages… évincés du chaos
De sélectives
brises en dévoilent le galbe généreux.
Tu es, en l’écho
des nuits d’encre, la périastre voie
Dont les globes
étoilent la rebelle cambrure ;
Tes sens
inassouvis, aux mille déchirures,
Ensanglantent
mes rêves, aux pauses en louvoie.
Ecartelée,
brisée, ta fatale détresse réajuste,
Aux distantes
dérives, les taquines blandices
De ces
douces étrennes subtilement complices,
Égrenées de
l’ivresse de mimiques injustes.
Tu portes,
tel un diadème, la prestance des louves
A l’orée de
fantasmes en pleine discordance…
De ta
bouche, à ma peau allégée de mordance,
Les frissons
décélèrent les souhaits que je couve.
En ce
déséquilibre, ma raison admoneste parfois,
Du malheur
en approche, l’illusoire tramage ;
Elle épointe,
aux tensions fautives, l’image
D’âmes désunies…
à l’approche du froid.
Tu es, ô
fragile naïade, la première rincée
De diaphanes
bruines ! de tes humides clisses,
Suintent des
léthargies… de tes crayeuses cuisses,
S’évaporent des perles halitueuses, pincées
De nuisibles
entractes… ta moue en édulcore,
En ce satisfécit,
l’impénétrable estuaire…
Dussé-je, malgré
moi, et pour m’en satisfaire,
Accoster au
havre de tes reins, en l’anse de ton corps !
Tu es,
impavide druidesse, l’exacte crayonnage
De mes
croquis d’artiste… en l’étoupe volage,
L’aquarelle
alimente l’ensellure peu sage
D’une eau
forte dont Bosch redresse l’empennage.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023





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