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lundi 5 juin 2023

RIMES CONQUISES

RIMES CONQUISES


Harmonies de mon cœur immolé

Aux brûlantes amours : anguleuses fièvres

Comme diluées au bord de la balèvre

D’une nixe au charme sublimé !

 

Cajoleuses rimes, stances bleues de poètes,

Au soir de lunes discordantes, rebelles !

Les vents nues viennent en ribambelle,

Délier le mafflu de rétives soubrettes

 

Entoilées d'organdi : couventines de rêves

Emmurés d'humeurs… j'en souffle de l'attente,

Le précieux cerneau, sa flamme mutante,

Conquis en l’ébauche du pastel sans sève.

 

Ai, aux soirs blêmes, dupliqué des nuits,

L'aquatinte bizarre, et par trop retouchée

De la bouche offensée, sans en effaroucher

Le pulpeux contrefort, l'humide circuit.

 

Attisant du regard, les tépides braises ;

S’irradient encor des brandons altérés,

Dont l’ardeur active les traits maniérés,

Atténués du choc dilaté du mésaise.

 

Entre femme et enfant, elle viole mes lois,

Transgresse de l'arbitraire, l’oukase ;

Puis, ébrèche, en de mornes emphases,

Le pompeux de rites crispés sous cet exploit.

 

De mes subtiles feintes, heureuse... se joue

De l'obscur intérêt du reître sans drapeau ;

Parfois, semble berner l'oppressif schupo

Dont les bottes martèlent le tyrannique joug.

 

De ces minauderies en trêves de paissance,

J'aspire sans mal, sans me priver jamais,

Le nectar de la chair, où les plis entamés

Dupent de l'algarade, l'acerbe connivence.

 

Lui ferai l'amour aux folles insomnies,

A l'heure où le silence réajuste des cris,

L'impudique clameur… et du feu circonscrit,

Ses épaisses volutes, en l'azur embruni :

 

Précaires nues noyées de sel marin,

D’arabesques échues du lointain océan

Délié de solstices martelés là, céans,

Et disjointes des vagues de ses superbes reins.

 

Coucherai sur son ventre épuisé de plaisirs,

Ma cuirasse cuivrée de pirate des îles…

Donnerai à ses mots, intonation subtile...

S'y vêtent d'autres louves amputées de désirs.

 

Ephémères heures, minutes tronquées,

Grimeront le cartel, de secondes sonores ;

N’est en ces rixes, si l'envie nous honore,

Échappatoire aucune… je la viendrai traquer

 

Illusionné de fuites... modèlerai encor,

Et toujours, sa cambrure sauvage,

Son fourreau d'odalisque, de lionne en cage

Rugissant au derme boucané du corps

 

Éventré: superbe greffon,  fardeau,

Dupant l’incurieux prémuni du partage

De mécanique mue ; prendra- t-il en otage,

Ces longilignes cuisses, les sillons de son dos ;

 

Et de cette embrasure, les volets pygocoles

Le blutoir du fantasme éclos : contrevent

De la monomanie dressée en paravent

Au cercle rompu de la tendre aréole ?

 

Sur le tussor de l'altier baldaquin,

De levantines ombres, au matin écuré,

Dessinent d’autres points, au cylindre épuré

De la métempsychose, à son col casaquin.  


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

dimanche 4 juin 2023

QUE NE L’AURIONS NOUS TU

QUE NE L’AURIONS NOUS TU

 

S’il fallait dimanches aux portes des chapelles,

Jeudis animés d’indociles harangues : capucinades

Prétendues salutaires, ignobles arlequinades ;

Il nous faut aujourd’hui, inciser au scalpel,

 

Les prévarications d'inquisiteurs séduisant

La vouivre aux mortifères pompes : incubes

Dont on fleurit le tombeau, de marrubes,

Et que l’on pleure encor au soir agonisant.

 

S’il fallait ânonner en des classes bondées :

Fantaisistes phrases, stupides oralisations

D’enseignants de primaire en cooptation,

Il faut enclore, céans, et pour le mieux vider,

 

L’esprit émulateur dont le séide ignore _ hélas !

Les subtiles feintes… de la pédagogie, émanent,

Ceints de prolégomènes, de délétères mannes

Chues de la scolastique, ce corrosif atlas !…

 

S’il fallait, aux froides insomnies, se musser

De songes prédictifs, de rêves conjecturaux,

Sachons désormais, et aux reflets astraux,

En accepter la réelle portée, sans fausser !…

 

S’il fallait, aux boréales, assujettir l’idoine,

Maîtriser l’intrinsèque, puis, de l’itinérance,

Modeler la réserve floutée de déshérences,

Il nous faut ab imo pectore*, et en ce patrimoine,

 

Confirmer de la vraie liberté, l’efficace substance !

En l’éther de nos liesses déchues, sommeillent

De mielleux repentirs, de sirupeuses treilles

Dont le tanin dénerve l’impossible constance.

 

S’il fallait, et en l’approche belle, séduire le tendron

De nos quinze ans fardés, agrémenter la soif

Du troublant retenir dont le désir nous coiffe ;

Si du possible, s’enhardissait le gauche laideron

 

De nos jeux interdits : celle qui, par amertume,

Offre en l’aber des cuisses, avec délicatesse :

Agréable chenal au fier nautonier… en détresse,

Grimace… sous la proue qui la désaccoutume.

 

S’il fallait espérer subsides, aut agere aut mori**

Pour connaître du vice, l’innommable faiblesse ;

Pour du stupre, ingérer, en l’infecte bassesse,

La toxique raclure aux miasmes de scories ;

 

Il nous faut, de l’accoutumance, bannir le dépôt

En l’épaisse fermente de ces mesquines affres !

Le malheur, et la mort qui, lentement, balafrent

L’ego, insupportent, en nos vies, l’agréable repos.

 

*Du fond du cœur

**Agir ou mourir

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

vendredi 2 juin 2023

CARNASSIERES DERIVES

CARNASSIERES DERIVES

 

Ton souffle vient frayer, aux limites permises,

Un couloir où les sens amortissent le rêve…

Il dessine, aux nocturnes entractes, la trêve

Dédaignée de l’amant qui, malgré lui, s’enlise.

 

Ta peau, en ce cylindre, démunie de frayeurs,

Acclimate la chair étoffée de plaisirs…

Ceint de mille murmures te voulant assagir,

Ton sourire fait montre, aux trompeuses lueurs,

 

D’un digne acquiescement : draconienne invite,

En l’humide chuintement de la molle balèvre  

Engorgée de parfums maléficiés de fièvres,

Et qu’enrouent les risées qui calmement lévitent.

 

Ton nombril effloré de pincements mutins, allège

De ton ventre les replis séducteurs… croissent

Les tourbillons de fautives caresses, et que froisse

L’impétueuse cadence de ce tendre manège.

 

La douceur de ton nid emprisonne mon nerf ;

Il pénètre l’espace où l’hymen vient éclore :

Rutilantes poussées en la brèche à enclore

D’un treillage superbe, d’un généreux linaire.

 

Egouttées sur le cuir de ton anatomie, les buées

Amortissent de tes brefs geignements, l’escale :

Nécessaires pauses fleuries d’hémérocalles,  

En l’imprègne d’un corps modelé de suées.

 

Au trouble de tes reins_ vois !  Je navigue à vue ;

Chahuté de pernicieuses vagues, mon esquif

Boit de la lame claire, aux perforeuses griffes

De tes doigts épointés, et à mon dépourvu,

 

Le liquoreux nectar de ces riches influx…

Je cloue du marbre chaud de ton galbe cuivré,

Les fragiles veinules… et pour m’en enivrer ;

L’offrande est à ce point, palpable… y affluent,

 

A verse, sur ma monture, d’ultimes crachins

S’insurgent à retremper mon bulbeux équipage ;

Ta cambrure de femme au faîte de l’alpage,

Contorsionne ma bute : inflexible trochin.

 

Entrelacés au tertre d’un tel brasier, brûlons

D’ardentes flammes écurées de l’étuve !… le sol,

A nos pieds, s’y semble dérober… en la déclivité

De cris éveillés en trochées, voudrions éviter,

 

Aux nocturnes virées, de défroisser de l’ombre,

La compacte lourdeur… la manœuvre enquille

Des déviantes talles prolongeant la charmille,

Le pénible retour de jouissances sombres.

 

Ne se peut pas mieux ! … l’illusoire berne l’âme,

Au factieux retenir du froid accouplement,

Mais ne pourra_ oh non ! _ impulser aux amants,

La chaste retenue… absoute de faux agames.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

DEPAREE DE CONFESSES

DEPAREE DE CONFESSES

 

Pleurant larmes de feu au pied de la madone ;

Elle, qui de la tourmente, aux heures invalides,

Faisait naître l’espoir de lèvres épulides,

Berçait au soir, d’ivresses, sa croyance atone.

 

Elle espérait du jour, en des coulpes nocives,

Feutrer le lapidaire, puis du compendieux,

Tailler, et sans remords, le métissage odieux ;

En cette aperception, pour le moins incisive,

 

Echues, les joies dont elle pinçait l’intense ;

Obvenues les impudiques soifs ; ces inclinations

Qui, du masturbatoire, agrémentent l’action,

Et dont l’âme refoule la houleuse constance.

 

Comment se libérer des fiévreuses marottes,

Se dételer du mal enjuguant sa vacance (…) !

Où trouver le repos, et sans faire allégeance

Aux fielleux protocoles typographiés de protes ?

 

Du vieux missel jauni de  béguines ridées,

Au catéchisme moisi du pauvre néophyte,

Rien_ et on le comprend ! _ aux faillites

Drainées de molles veines, ne put (su ?) envider

 

De la précieuse trame, le soyeux effilage…

Car des minces effranges, s’évaporait l’espoir

De voir pousser aux efficaces mires, le guipoir

Aux torsades… fussent_ bien sûr_ d’un autre âge !

 

De ses songes griffés, aux lunes qui l’encloîtrent,

Liaisons aucunes ne connurent prouesses…

Malléable aux accords de l’incertitude, l’adresse

Des sylphides lui faisait défaut (…) du bellâtre,

 

Se fit soumise ; la beauté de ce fat sans donnes,

Posait baume à son cœur enlaidi de sanglots ;

L’amour, était pour elle, aux abords de ce flot :

Appropriable coulée aux flous de la maldonne.

 

Ambitieuse naïade aux tépides vertus, toi hyade

Te jouant des flots bleus, que n’aurais-tu miré

Aux diaphanes cuves, au cuivrage des rais,

Si l’ouvrage était du farouche maillet, en ce clade,

 

Instrument d’enfonçure, hutinet de douzil !...

En martelant ton corps de déesse blessée, la nuit

Se ferait d’encre aux pauses de ton nu… puis,

Réceptacle d’étoiles, aux paisses des gazilles.

 

Tes yeux verraient l’étrange s’entoiler de chimères,

Pulseraient de ton sein, en de doux clapotis,

La laiteuse giclée de l’aréole en fête… loties,

Et sans sevrages, tes chaudes cicatricules : éphémères

 

Nichées, marbreraient de ton ventre troublé

De tant de luttes traitresses, en la douceur imbibe,

Le rebond velouté : cette longe sans bribes…

S’y poserait ma bouche aux nuances comblées.

 

Ferions en ces grippes folâtres, riper hors du vide,

De malsaines complies, ânonner de guerre lasse…

Quand,

Au fusain de tes jambes engainées, se délacent

De moites écalures… d’autres rougeurs torrides.

 

Il est temps_ je le crois ! _ de confesser l’affront ;

Point n’est besoin d’encenser madone ! Vois-tu,

Aux orages butés, s’enferre le cuistre, cet hotu

A l’aise sous tes fenêtres… sache donc lui faire front !

 

Ne laisse le calque guider ta révérence ! aux regrets

De la serve brisée, s’interfèrent des doutes…

Fi de ces cabrioles de chastes chaisières ! la route,

Quelque longue puisse-t-elle être, et au gré

De  fantaisies, n’est qu’étroit chenal, qu’agréent

Les nautoniers du vice… en la mort… s’y encroûtent.

 

Je passerai pour voir s’évaporer tes pleurs…

Il n’est d’autres mensonges que la perfide peur.


 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

jeudi 1 juin 2023

J’ENONCE POUR MIEUX TAIRE

J’ENONCE POUR MIEUX TAIRE

 

Il est de mornes plaintes au désir du vouloir,

De trompeuses envies qui, du déclamatoire,

Deviennent peu à peu, fades bruits de couloir :

Inassociables joutes drapées d’ostentatoire…

 

Il est des rêves peaussés, des songes maquillés,

De douloureuses chappes dont on se veut railler ;

Il est de froids mensonges, à en faire bâiller

Le rivarolien à la verve cossue, et par trop déliée…

 

Il est des tours de piste aux vespérales lies,

De fines cabrioles, des feintes, en l’aurore pâlie ;

Je les veux, salutaires à nos vexants délits,

Nous : piètres lovelaces pétris d’asymbolie….

 

Il est des récréances aux légales mises : oukases

Perforés de tatillonnes clauses… bambanes bases

Au socle du justiciable… l’arsouille, lui, s’en blase,

Dévêtu de morale, de textus… ou d’emphase…

 

Il est des nuits soufflées hors cette nébuleuse

Captivée d’astres fous pris de la pierreuse,

Semés, çà, et là, loin de nues accrocheuses,

Et qu’affolent les ombres de spires cireuses…

 

Il est des mots d’amour en guenilles d’offense ;

Le bélître s’en gausse, pour cacher la constance

Du mal qui l’enserre ; il voudrait de l’intense,

Aspirer, sans s’en démettre, la pleine suffisance…

 

Il est des symphonies dont Mahler su couver

En d’agréables notes : la Tragique, pour sauver

Du pesant requiem, la rythmique éprouvée :

Lieder enchâssé d’énoncés controuvés.

 

Il est d’autres fortunes que ma plume pénètre,

De riches catachrèses (ensoleillées, peut-être),

De dives harmonies, au soir s’en venant naître,

Dont la didascalie, émue, effeuille le paraître ;

Elles étoilent, la nuit, aux censives champêtres,

Mon ciel de lit, mon berceau, son chevêtre,

Quand l’étrange fissure les arceaux de mon être.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mardi 30 mai 2023

ULTIME OFFERTOIRE

ULTIME OFFERTOIRE

 

Partir : naître de sang et d’eau ; s’en aller,

Pour s’offrir de nouveaux lendemains…

Fuir, pour mieux retenir la chaleur d’une main

Tendue en quelque lieu qu’aucun pas n’a talé.

 

Imaginer l’amour défait d’âpres promesses,

Et pour s’en assurer, briser les vieux miroirs

Dont le tain égratigne, en ce fol apparoir,

Les mimiques fardées de buées de détresse.

 

Courir à l’ombre des jours pleins ; en évider

Le disgracieux rumen, pour au soir, alléger

De la grandiloquence au faîte ennuagé,

Le pompeux verbiage : cet axiome ridé.

 

Se défaire des frasques du vaniteux paraître,

Dont la mort annihile les mesquines esquives ;

Poser au codicille, et pour l’en déjouer, l’abusive

Clause_ fut-ce rédhibitoire _ bien trop piètre.

 

Longer du caricatural, avec tact et adresse,

La cosmétique empreinte… se délier, en ses grimes,

De la grasse pochade, aux charges qui l’animent,

Et… baiser la mitaine d'une digne princesse.

 

Quand nous voyons flétrir, en ce froid devenir,

Rosières frustrées de l’inadvertance, ces chattes

Grisées du mensonge des loups, la pensée délicate

Offensée ô combien (!) admoneste, sans férir,

 

L’ignoble séducteur… ses sanguinolentes griffes

Parafent de la peau le frêle parchemin…

N’est d’espérances aucunes en l’exploit surhumain

D’immodestes vassaux devenus molles chiffes.  

 

Prendre des raccourcis, inefficace sente, s’égarer

Au courtil où poussent les jours gris-blancs,

Décélère l’envie aux noces du faux-semblant ;

S’y côtoient les silènes pansus, ces gorets

 

Dont la reptation captive les plus sages… parfois,

Aux primales poussées, s’entremettent sans mal,

Pour du fol arbitraire, huer sentences optimales,

En Diafoirus aux suspectes approches… et, sans foi.

 

Partir, pour ne plus revenir se vautrer en la fange

Des cubistes déçus : flatteurs alloués au dadaïsme ;

Lacéré le portrait de noblesses éteintes, de bourgeois

Encavés de putatives donnes, d’arguties… sans la joie

Procrée de la gent simple et juste… par tropisme; 

Se peut-il que ces gestes dérangent ! ...


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

OCEANES DERIVES

OCEANES DERIVES

 

Je regarde flotter, aux vagues qui l’emporte,

La mort prise en étau aux solstices nouveaux…

Des cristaux disposés en deçà du biveau,

Tapissent les fonds clairs de l’étrange cohorte.

 

J’écoute des crachins, les musicales bruines :

Doucereux clapotis sur les eaux magnifiées

D’un soleil estival, un Phoebus aux rais vivifiés,

Et qu’isolent les vents berçant la pynocline.

 

La mer s’est emparée de la faune alanguie,

A poussé les coraux hors du centre d’hiberne…

Se peut-il _ au matin _ si les algues l’encernent,

Qu’elle revienne éclore en l’océan groggy ?

 

Merveilleuse avenue dont l’hydrique cadence

Module du tempo, des notes azurées : pervenches

Rythmiques en l’arpège de folles avalanches

Cascadées sur la peau ondulée… en l’intense.

 

J’y voie_ comme aux aurores muées _ naître

De la moiteur d’autres vibrations, la cuve océane

Emplie, jusqu’à ras-bord… qui des soufflées ahanes,

Entrebâille l’enclos : cette frêle fenêtre,

 

Qu’enserre de Chloris, la saline semence : gamète

Resourcé au ventre du lagon, aux diurnes pluies

Humectant de l’espèce écumée hors du puits,

La glaireuse bulbille du varech en émiettes…

 

Quand l’automne fané désamorce sa lie, le flot

Vient perler au couloir palpébral, l’influx

De lacrymales étirées de la masse joufflue,

Qu’amoitissent encor les charges du soufflot.

 

A deux pas de juillet, aux molles dérivées, nues,

S’alunent des poussières aux translucides ions :

Chaudes parcelles d’orbes effilochés d’Orion ;

Elles hantent les couloirs projetés hors des nues.

 

Au lointain Miquelon, en d’attrayants menuets,

Dansent les astéries, les acropridés : cnidaires

Sur la piste où voyagent, le fretin missionnaire,

L’alevin gris aux mutines pirouettes, dénués

 

De squame, le nourrain en escale sous crique :

Tout un monde bondissant, gesticulant sans cesse ;

Les tropiques en voilent aux nuisibles détresses,

Leur pérégrination troublée de remugles picriques.

 

Moi ?...

Je glisse entre les plis de la flache poudrée, en aspire

La dive décoction… ma bouche fait, aux délices clairs,

Sans se l’approprier, subtile acétabule, en l’éclair

De grimaces accorées aux frissons qui l’inspirent.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023