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lundi 24 avril 2023

PINCEZ LA PARAMESE

PINCEZ LA PARAMESE

 

Fleurissent des musiques, de riches cantates

Parfumant le solfège de délicates notes ;

En la douce fragrance de subtiles garnottes

Modelées d’un keepsake aux teintes écarlates.

 

Vivace allegro ou monodiarius d’un clavecin

Ne soufflette à l’espèce au tibicinium,

Que l’étrange apotome de ce triste vulgum

Aux cristallines larmes, et versées à dessein.

 

Au manège d’agréables portées, le prélude

En l’antecantamentum, de la didascalie,

Cachète l’eurythmie au bran de l’hallali

Du poinçon éphélide au for de l’interlude.

 

En douce aquarelle aux polychromes teintes,

Le plectre lutine de l’instrument vivant

Le fragile cordeau aux friselis mouvants :

Etoupe que modulent d’altérables plaintes.

 

Quand le chordasista allume le psaltérion,

S’éventent les soupirs du basson anonyme ;

Neigent au modulus qui lentement s’anime

Les premières houppes craintes du vibrion.

 

La phonie dénature de l’ouïe amatrice,

La vaine discordance… elle se veut sereine ;

Puis, flatte des trompeuses chartes… souveraine,

La concussion érigée en revêche tutrice.

 

Mille et une folies drapent du concerto, en l’âme

D’esthètes, subtiles prouesses… et sans mal ;

Y danse au son des conus plinthis, l’animal

Dont la paissance refoule au soir l'agame.

 

Je me ferais musique si je n’étais que moi :

Inutile nomade aux primales ventées…

Nulle résipiscence ne me saurait tenter ;

Mes rires délavés bluteraient cet émoi.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

jeudi 20 avril 2023

CORVEABLES A MERCI

CORVEABLES A MERCI


Braves gens de naguère, étiez des esprits :

Coruscations enténébrées de mânes,

D'évanescentes nuées que le profane prie ;

Lors, la honte, l'échec vous condamnent.

 

Dès potron-minet, princes et monarques,

Vrai ! vous asservissent encor…

Corvéables, quand banderez-vous l'arc,

Pour atteindre la cible de funestes corps 

 

Quand

 

Le dédain engraisse le despote de cour ?...

Vieillissez dans l'ombre du laudateur

Dyspnéique déviant du parcours ;

Y fleurissent laquais, palefrins ergoteurs.

 

Souffreteux du temps désincarné,

Votre armure s'enkyste aux tumultes

Difflués aux vagues malmenées,

De ces fonds excavés et incultes.

 

Je sais en ces désordres où meurt

L'ignorant déclassé, ce zélateur buté

Dont César adoube en sa demeure,

Constance, opiniâtreté… à vous en dégoûter.

 

De l'authenticité, vacille le sopor ;

Je vous plains épigones de mécénat :

Incivils, fugitifs qui, de rades en ports,

Succombent aux éloges du diaconat !

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

EN MA LIE VIOLACEE… (Sommeillent d’autres saveurs)

EN MA LIE VIOLACEE

(Sommeillent d’autres saveurs)

 

Au satin de vos lèvres somnolent des baisers,

De petites lueurs irradiant la bouche ;

La vôtre captive de mes pauses farouches,

Humidifie l’espace dont je me veux griser.

 

Au velours de la chair attentive aux ébats,

L’audace se fait reine… il pleut des insomnies

Entre nos corps défaits, d’imprudentes manies

Echues de ce rivage où le cœur se débat.

 

Délié de l’angoisse, de l’irascible aplomb :

Rubicondes pépites, sanguines appétences,

J’enferre peu à peu de la concupiscence,

Le malléable avers : ce tramage de plomb…

 

Assujetti sans autre au filin de vos gestes,

J’avance en équilibre sur la peau du désir

Dont vous êtes_ rétentive louve _ au plaisir,

Agréable Carmen, attractive bupreste.

 

Au grelot de vos rires se diluent mes attentes ;

Perceptible ô combien au calme de vos eaux,

Mon besoin s’apprivoise, tel le souple roseau

Chahuté des ventées comme amoities d’andante :

 

Enjôleuse musique qui des nuits cendrées

Soulève l’adagio enfiévré d’ambitions…

N’est ici, d’autres larmes que suées de faction

Aux aguets au tertre d’ombres madrées.

 

Je longe du courtil de votre galbe chaud,

La charmille pentue… m’en dois-je disculper ?

N’est de plus doux passage pour doper

Ma mâle certitude que ce plaisant cachot.

 

J’y vois aux primes abandons, naître encor,

Et la nuit, et le jour, les ultimes drageons

De votre bel hymen… par ce ru, engageons

De l'instant l’entrelacs de ces corps !

 

Pistez de ma vacance les rudes bosselures !

Se peut-il que la gêne contriste vos humeurs,

S’enrouent (en l’écho du remords) les clameurs

Donnant vie à notre appariement ! la fêlure

 

De contiguïté est un trouble notoire ; il tacle

En ces faits, l’ensellure voûtée… brisez-en l’aura !

Verrez aux claires mues… nul autre n’en saura

Comme vous l’approuver en la macle _

 

La beauté du simple retenir… gardez-moi

Sous la vague dont vous faites furie !

En coulant, j’y verrai en steamer équarri,

La profondeur de ma sombre cale ! les cauris

 

Paveront le deuil de mon fonds éventré ;

Morte sera la lame écumée sous mon nerf…

Au ressac de ces flots, l’avenaire

Toisera ma superbe cloquée, décentrée…

 

Deviendrai carène d’un vieux marigot :

L’épave déposée au ventre d’une rade

Où s’égarent les pas de pérégrins maussades,

L’empreinte d'amants piégés de l’albugo…

 

Toutefois, si vos pleurs font quémande au soir,

Viendrai aux molles certitudes encerner

De vos rêves mutants, et sans les encorner,

Emorfiler nos jeux rompus sous l’aiguisoir.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mercredi 19 avril 2023

… PEU D’ELUS

PEU D’ELUS

 

Au théâtre des âmes s’insurgent les pasteurs

Dont la déconfiture illustre la jacasse

Nimbant le séducteur, cet arrogant pisteur,

Cet autosuffisant captivant la bécasse

 

Grisée de rituels: mornes resucées, d’envies ;

Emperchée aux cornes d’un triste autel,

Elle se veut vestale, car ne jamais dévie

De la loge sectaire où sombre le mortel.

 

Au ballet des succubes, tournoient les zélateurs

Mis au banc de la gent incivile : esprits rebelles,

Indomptés… fuient du vicariat, le muscle adducteur ;

Esquivent du noviciat, le controuvé libelle.

 


Des chapelles de la Rome agnostique,

Se coagule le sang des martyrs : vrais Témoins,  

Attentifs à L’œuvre Sacrificielle, où mystiques,

Et bigots de messes ne peuvent être oints.

 

Au charnier des cagots chancissent les dormeurs

Dont l’église bafoue_ par admonestation,

Et l’esprit et la foi étoffés de clameurs

Dardées au jour de La Crucifixion,

 

Car mon Rédempteur, sur le bois du Calvaire,

S’offrait entier pour mes propres péchés :

Surnuméraires flux de mes actes larvaires,

Excédantes poussées de l’esprit écaché.

 

Au son de la trompette, l’habit du Racheté

Sera d’or et de feu… il verra son Seigneur  

Là, dans Sa Majesté, prouver Sa Déité

Aux Elus du Royaume : disciples du bonheur.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

lundi 17 avril 2023

JE TE LIBERE Ô FEMME !

JE TE LIBERE Ô FEMME !

 

Agressée de la gent prisonnière du mal,

En lambeaux, décoiffée, arpente moitié-nue,

Le trop long boulevard accolant l’avenue…

S’étranglent son pas, son profil abismal.

 

Elle a peur en ce froid aux ventées soudaines

Qui du déséquilibre empoche les nuances ;

Ses yeux en atténuent l’étrange congruence

Dont l’angoisse brocarde l’insondable peine.

 

Raillée de la noblesse aux pointes de réserve,

Porte les stigmates des chiennes blessées ;

Refoulée de l’amant la voulant engrosser,

Porte deuil du désir travestissant les serves.

 

Perfide asymbolie aux lancinantes affres,

Tu embaumes les fées captives de tes sorts…

Les voilà battant coulpe, entoilées de tussor :

Penaudes odalisques aux breloques de safre.

 

Montent aux nuits cuivrées d’artères vidées,

Entremêlés de rires, le râle et les cris

D’esclaves du pavé… ces ilotes proscrits

De la maréchaussée, ces houris dénudées.

 

Aux portes du plaisir, s’émoussent, la nuit :

Riches courtisanes et gaupes de cités…

Fondent en l’éveil d’âmes plébiscitées

D’anonymes probants... à l’aube, s'enfuient

 

Aux grasses muches, fatales attractions

Sous le frêle duvet du péché agioteur

Dont le carnier flatte le contempteur ;

Son havresac ploie aux vents des passions.

 

Elle subit le joug de ces palefreniers

Se prenant pour des hommes : valets

Empuantis de pisse, de vesses déballées

De fécales raclures… à vous en répugner…

 

Soubrette de paillasse, catin de lupanar :

Camériste déchue, suivante humiliée_

Tout semblait convenir à sa vie résiliée ;

Tout ! même les soupirs du fier goguenard.  

 

La honte est un hansart entre d’habiles mains:

Horrible tranchoir posé au catafalque

Du bel aristocrate piégé en la défalque

D’un noble maniéré à la toge carmin :

 

Immodeste banquiste en quête de sequin

Pour appointer sur piste de baldaquin,

La poupée éventrée du piolet du coquin,

La cousette grisée du mâle… ce faquin.

 

Aux barreaux de la geôle où s’écale le rêve,

S’appauvrissent les femmes désœuvrées ;

Malgré la noblesse dont on les veut sevrer,

Gardent un cœur de reine anobli sous la sève.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

vendredi 14 avril 2023

ENCELLULES DE FEINTES (Au banquet des silènes)

ENCELLULES DE FEINTES

(Au banquet des silènes)

N’êtes-vous pas vassal, bupreste larve

Dont le fier suzerain s'accapare l’idoine ?

Mol énergumène, si le fat vous dédouane,

Sachez-donc faire coulpe en la varve

 

Où croupissent les puantes saucées chues

D’un ciel opaque, d’une bruine plombée ! …

Je vous regarde liés au silène bombé,

Noués aux prêches d’archevêques fourchus.

 

En l’entrisme du nonce pincé d’argumentaire,

Faisiez hier_ avant que de vous taire, montre

D’altruisme… qui donc vous a poussé contre

Ce mur épais lézardé d’énoncés délétères (!?)

 

Il flotte en vos matins, vos offices vêprés,

Mortifères fragrances de fielleux apocryphes ;

En ce pestilentiel aux généreuses griffes,

Votre âme lacérée s’étoffe de diaprée…

 

La barque qui chavire, l’esquif qui se noie

Quémandent en vos absences salutaire coudée ;

Se doivent, en ce déséquilibre, ressouder

Du vieux rostre, le majestueux harnois…

 

Vous êtes boue et suées du cortège de l’onde ;

Jadis faisiez profil bas aux tempêtes butées ;

Rasiez des rudes vagues, et pour les étêter,

Le spumescent influx aux spires rubicondes !

 

Vous voilà harnachés au licol du vice,

Etranglés au joug de cette démesure !

Vos aveux sont en toc ; vos actes, à l’usure,

Desserreront _ sans plus jamais de cesse_ la vis

 

Qui de l’écrou anoblit le maillon… indignes,

Pernicieux suppôts de dupes apparences !

J’ai su me prémunir des salves d’allégeance ;

N’ai point aux mortes fêtes pris pour signes,

 

Vos pompeuses orgies, vos bassesses notoires ;

S’est dilué le temps me voulant offenser…

Mon esprit isolé de rites insensés,

Se plaît à garder cap, loin des puantes bétoires.

 

Le fou parle langage au vôtre bien semblable ;

Se peut-il, en la mise, jouer encor son dû !

O fontaine, que n’ai-je de ton eau, bu,

Sans me griser au soir d’inutiles fables !

 

Aux claudicantes marches du retenir,

J’épincette parfois l’enfance mienne,

A l’épaule d’une Margot simienne

Dont le gesticulaire bague mon avenir.

 

Est-ce pour voir fleurir les roses-thé,

Respirer les dentelles de prestes damoiselles ?

Peut-être, pensiez-vous me rompre les ailes,

Sans clore ma superbe, ni céans, l’arc-bouter !

 

Mes dimanches _ sans vos fades messes _

Ont le goût du printemps aux ères proximales,

Se parfument du rire des labiales,

De folles hardiesses... y paissent

 

Mes envies d’ailleurs… de tremblotants flux

Ecartèlent du raisonnable, avec art,

Le lassant pragmatisme, l’empirique fard

Posés à la balèvre de désirs crispés ; y affluent

 

Au sommeil des sages_ je veux du perceptible,

Doigter le songe clos_ oui ! je veux de la cible,

En atteindre l’archère, aux huées coercibles,

L’empyreume relent… moi, aède sensible.  

 

Pour formuler du verbe d’inaltérables donnes,

Ai_ par devers moi _ accusé le sabir de graver

De brèves de comptoir, à s’en gaver,

La vraie périmétrie… certes, le slang bedonne,

 

En de vieilles tavernes, quelque borborygme ;

N’est-ce pas vous, lâches penseurs d’insert,

Qui jadis, offriez confortable assise, concerts

Sous le halo de trompeurs paradigmes ?

 

Sans jouer les sycophantes, irai dénoncer

A la gent respectable ce douteux commerce

Encanaillant les mufles sous la cerce

Engoulant le naïf… devrais-je y renoncer ?

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

lundi 10 avril 2023

PERFIDE SCENOGRAPHIE

PERFIDE SCENOGRAPHIE

 

Le Diable fait recette ; ses démons l’honorent ;

Du prince du Vatican, au dalaï-lama : tous

Ces hommes se prennent pour Dieu ; l’or

Pousse à croire au pouvoir de la bourse...

                                      Ils

Pensent que Le Ciel sied bien aux nantis…

Mortes, ces doctrines de prévariquât ;

Anéanties, ces orthodoxies ; empuantis

Tous ces dogmes posés en reliquat !

 

En ange de Lumière, Satan séduit l’apathique

Amadoue le borné de la loge sectaire ;

Dans la peau du pasteur, encense l’aboulique,

Avant de le lier au ventre de la terre ;

 

Cet horrible bas-fond où dansent les damnés ;

La mort y fait ripaille, le péché fait banquet

En prêchant des oracles d’apocryphes mort-nés

Absorbés de vestales endentées d’affiquets.

 

Fuyez des religions les promesses peu sages !

Eludez ces croyances de ministres de culte !

Seul, le Seigneur Béni confirme Son Message

En l’âme du Croyant qui ne jamais l’occulte…

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023