Braves gens de naguère, étiez des esprits :
Coruscations enténébrées de
mânes,
D'évanescentes nuées que le
profane prie ;
Lors, la honte, l'échec vous
condamnent.
Dès potron-minet, princes et
monarques,
Vrai ! vous asservissent
encor…
Corvéables, quand banderez-vous
l'arc,
Pour atteindre la cible de funestes
corps
Quand
Le dédain engraisse le despote
de cour ?...
Vieillissez dans l'ombre du laudateur
Dyspnéique déviant du parcours ;
Y fleurissent laquais,
palefrins ergoteurs.
Souffreteux du temps
désincarné,
Votre armure s'enkyste aux
tumultes
Difflués aux vagues malmenées,
De ces fonds excavés et
incultes.
Je sais en ces désordres où meurt
L'ignorant déclassé, ce
zélateur buté
Dont César adoube en sa demeure,
Constance, opiniâtreté… à vous
en dégoûter.
De l'authenticité, vacille le
sopor ;
Je vous plains épigones de mécénat :
Incivils, fugitifs qui, de
rades en ports,
Succombent aux éloges du diaconat
!
Armand Mando
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