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jeudi 6 avril 2023

STRICTO SENSU



STRICTO SENSU

 

Vous donnez en pâture, nocifs impétrants,

A la plèbe dupée de trompeuses oukases ;

Oui, vous récipiendaires fissurés en diaclase !

De branlantes trottes dupant l’itinérant.

 

Vous distribuez hier, sequins au connétable,

Subsides aux militaires, à la maréchaussée ;

Sans donner au plus faible pour le rehausser,

L’armure du soldat : jaseran adaptable…

 

Aux banquets des bouffis, fiers, faisiez agapes,

Sans vous jamais repaître du repas du silène ;

Sous votre gras bedon, et en la panse pleine,

Les fricots s’émoustillent, font encor varappe…

 

Oseriez-vous prétendre que salutaire pause

Ne se peut, en de tristes poncifs, prévenir !?

Auriez-vous, aux orgiaques noces, sans honnir_

Caresser du plus faible, les attentes précoces !?

 

Posés au faîte de la superbe, ceints d’une gloriole,

Vous acclament debout, les citadins séduits,

Les agrestes confus ; de mensonges… enduits ;

En la périmétrie d’inusables legs qu’auréole

 

Le vice chevauché de banquistes captieux :

Ceux-là même que vos lois_ retors fildeféristes,

Acculent au désespoir sans aucun tour de piste !

Sans tarder, suerez du déclamatoire factieux !

 

L’anémie comptable, les mnésies économes,

Flotteront en la tourbe de votre excursus…

Le sang garde longtemps le goût du prolapsus,

Et que la mort encastre à votre duodénum.

 

Dans les froides artères de vos capitales,

S’enquille la manœuvre du frondeur alléché

Par la sueur de l'homme haut-perché,

Dont le désir enferre le toxique captal…

 

Mise sur le sixain du précieux devenir,

Votre donne bat de l’aile… se peut-il en l’état,

Que la guigne dévoile, sans montre d’omerta,

Vos bassesses coupables… vexés, sans avenir…

 

Dos voûté, tête basse, fuirez des longs cortèges

Le cérémonial ! enrubannés de haine, exécrés,

L’éphémère couronne de votre pugilat

Baignera dans la boue, refoulée çà et là

Par la gent offensée, piètrement échancrée…

 

Un cadavre voilé est toujours un cadavre…

Le suaire des manants est un linceul humide ;

Quand il colle à la peau les fibres aramides

Strangulent le dormeur aux portes de son havre.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023