Je sais des
souvenirs raviver les couleurs,
Déplisser de
l’enfance le généreux bâti ;
Il m’arrive
de boire, épuisé, abêti,
Aux sources
d’un passé gangrené de pâleur :
Celui dont
l’amour esche encor de son leurre,
Sans douter
du désastre transmué d’apathie.
Combien de
promesses, de conciliabules,
D’aveux
capitonnés de murmures sans rides,
De serments
chus de la lèvre humide,
Et que le
temps disperse au soir, en barbules.
A quinze
ans j’accusais au for de mon négoce
Les présomptives
donnes de ce futur espoir
Alimentant rumeurs
quant à cet apparoir
Etabli aux
stigmates de l’errance d’un gosse…
Qui suis-je
en ces sanguines fontes, ce dégel ?
En ce
glacis pentu où trottent mes remords,
S’amplifient
les regrets attelés à ce mors
Embridant
de ma joie la fragile tigelle.
Encuvé de
pochades, de vaines sinistroses,
Ai pris des
raccourcis aux comateuses fièvres
De la
réflexion… mes boutades trop mièvres
Emperlèrent
du style sirupeuse dextrose.
Prisonnier de
fantasmes proches de l’onanisme,
Ai su
défigurer, en cet autophilie, l’ivresse
Conciliaire
de nonces hypocrites, dont la fesse
De callipyges
muses peut s’absoudre des schismes.
Solitaire aux
nuits de l’enfance blessée,
Ai vu
gicler le sang de mes rêves voilés…
Sous l’encre
violacée de ce vide étoilé,
Mes rires
se sont tus… pour, à jamais, cesser.
L’éponyme
que je traîne engaine mes chagrins ;
De qui suis-je
le mâle contrefait d’aporie ?
Ai-je de l’antinomie,
sans autre théorie,
Assujetti le
doute distillé en égrains !?
J’ai trouvé
en Dieu, mon Sauveur Eternel,
Le repos et
l’amour du croyant délivré…
En Jésus,
mon Rédempteur béni, je vivrai
Repu de
jours bénis… l’âme passionnelle.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
