Traversèrent
les eaux, affrontèrent tempêtes ;
Passèrent par
le feu, sans connaître défaites_
Leur âme
fut soumise au Divin Créateur ;
Ne prononcèrent
jamais d’Oracles séducteurs…
Parlèrent en
langues inconnues, psalmodièrent
A L’Agneau
de merveilleux Cantiques ; huèrent
Chaque anathème
enkystant l’incrédule,
En l’amorce
de scribes dont les écrits pullulent.
*
De L’Etroite
Porte, au Chemin resserré, virent
Renaître à
la vie ceux que faisaient périr
Les riches
podestats de La Rome païenne :
Pontifex maximus,
ces retors_ panse pleine ;
Ceux qui du
magistère encensèrent l’aura_ loups
Travestis en
agneau… pernicieux gabelous
Lestés de
mille dîmes, engrossés de sesterces ;
Mammon les
a séduits, puis d'eux, fit commerce.
Les Saints
du Dieu Vivants combattent de la bouche
Les tristes
mécréants, qui du péché, accouchent ;
La Parole
donne au sage, un vrai Apostolat ;
Le mensonge
disperse tous les ayatollahs…
Il n’est autre
Victoire que Celle du Sauveur :
Jésus-Christ,
mon Amour, dont je garde saveur
En mes
justes prières, mes repentirs fidèles ;
Je sais me
bien soumettre, resserrer la ridelle,
Offrant à
mon assise confortable fondement ;
Ballotés
ça, et là, sans aucun rendement,
Les esprits
désœuvrés devront plier bagages
Aux vires
du Jugement Dernier… le voyage
Qui rend
sages les fous_ est un fade périple :
Trompeuse croisière
sans doctes, ni disciples…
*
Cet Apokàlupsis dévoile Les Mystères de
La Déité :
A savoir l’avenir
en ses plus beaux Atours… La Piété ;
Le monde ne
point verra Le
Royaume Eternel ;
Recluse en
basse-fosse, l'âme passionnelle
Choiera de
ce pinacle nommé RELIGION :
Inutile cocarde
de damnés… hors SION
*
Père Eternel :
mon Seigneur et Maître, donne-moi
D’accéder
aux âpres Gémonies ! essore mon larmoie !
Que j’aie
aux Grâces Belles, jouissance certaine !
C’est Le
Son de Ta Voix qui peu à peu m’entraîne
A La Porte
bénie du Rédempteur Vivant : Le Seul
Ayant vaincu
et Judas, et Satan… du linceul
Me voulant
ajuster, la moiteur fait malaise…
Echauffe mon
cœur nu, aux ides qui l’empèsent.
Mon péché
est une ombre sans voile: brandi
Sans garde,
ni quillon… qui l’accepte, médit
De Ta
Toute-Puissance, les justes Incidences…
Ne se peut
pas mieux, aux rudes abondances,
Que Ta
Sainte Colère pour détruire le nonce,
Ce minable
prêcheur égratigné de ronces,
Ce porteur
de présages ineptes, ce prélat
Lové en sa
coquille aux teintes de burlat !
*
Je me veux
_ pour te plaire, assujetti, sans autre…
Me voici
Divin Père… fais de-moi Ton apôtre !
