Au théâtre
des âmes s’insurgent les pasteurs
Dont la
déconfiture illustre la jacasse
Nimbant le
séducteur, cet arrogant pisteur,
Cet autosuffisant
captivant la bécasse
Grisée de
rituels: mornes resucées, d’envies ;
Emperchée
aux cornes d’un triste autel,
Elle se
veut vestale, car ne jamais dévie
De la loge
sectaire où sombre le mortel.
Au ballet
des succubes, tournoient les zélateurs
Mis au banc
de la gent incivile : esprits rebelles,
Indomptés…
fuient du vicariat, le muscle adducteur ;
Esquivent du
noviciat, le controuvé libelle.
Des
chapelles de la Rome agnostique,
Se coagule
le sang des martyrs : vrais Témoins,
Attentifs à
L’œuvre Sacrificielle, où mystiques,
Et bigots
de messes ne peuvent être oints.
Au charnier
des cagots chancissent les dormeurs
Dont l’église
bafoue_ par admonestation,
Et l’esprit
et la foi étoffés de clameurs
Dardées au jour de La Crucifixion,
Car mon Rédempteur, sur le bois du Calvaire,
S’offrait
entier pour mes propres péchés :
Surnuméraires
flux de mes actes larvaires,
Excédantes
poussées de l’esprit écaché.
Au son de
la trompette, l’habit du Racheté
Sera d’or
et de feu… il verra son Seigneur
Là, dans Sa
Majesté, prouver Sa Déité
Aux Elus du
Royaume : disciples du bonheur.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

