(Aux doctes grisés de rhétorique)
Aux rires
pleins des muses se diluent
Et l’espace,
et le temps consomptibles ;
Au pulpeux
de leur moue corruptible
S’affairent
des pépiements goglus.
Leurs
ductiles mensonges pommadent
A escient
le naïf piégé de chimères,
De froides
utopies encrées en l’éphémère,
Au soir où le
sabir s’étoffe d’algarades
En la
lingua franca profanée de l’alcade
Mis à mal de
l’Ibère au jobelin sommaire.
J’effeuille
noble langage au style de la prose
Posée au
palimpseste dont je me fais parfois
Herméneute de
lois acquiescées de la foi
Du croyant
rassuré, banni de l’amaurose.
Tant de
mots écorchés de malhabiles lèvres,
De vocables
usés aux vents d’élocution
Grisée de
vains discours, d’aberrations
Pulsés de
matamores... l’audace les enfièvre.
Se doit-on
de conspuer_ avant que de se taire_
Le docte de facultés, le sage d’académie ;
Sont-ce là
les ectoplasmes de l’endémie,
Les trublions
au verbe délétère… ?
Ces barbants
ronds-de cuir du professorat
Engluent d’un
mol enduit l’intellect muché
Sous de
stupides règles : édits écachés,
Egrugés de
glaçures de protectorat…
L’affect
mis en berne a fait de ces trompeurs :
Orgueilleux
pédagogues de cégep… emmurés
Au savoir
du lettré… on les voit murmurer
Mesquins épistémès
aux miteuses vapeurs ;
Trop souvent, allégoriques donnes, en la peur
De fragiles
pupos au désir fissuré…
Caton et sa
morale a peu à peu séduit
L’enseignant
privé du libre-arbitre…
Celui-là
même qui pérore au pupitre ;
Lui que l’obsolescence
à céans, réduit
Au silence…
face à la déferlante d’images
Glosées d’adeptes
de l’informatique ;
Ces néo-affranchis
salivent au portique
De la gent
anonyme en plein écimage.
Voyez ces souches mitées ! fonctionnaires
Épiant
retraite en se croisant les doigts,
En disloque,
bouffis, désœuvrés, maladroits
Aux noces
de la plèbe factionnaire.
Sous guérite, la jeunesse refoule sans mal,
La poussiéreuse
pédagogie… Jules Ferry
En son
tiède linceul … je le crois ! en rit…
Heureux de
voir le disciple de Normale
Cacarder au
vide de l’étrange : Pauvre animal
Blessé de
tant d’offenses… offensé, marri.
L’école a
tué l’enfant que Dieu a fait libre,
L’innocent
encavé de hideux préceptes
Dont la
compréhension aux riches concepts,
Accuse évidence
aux sonnets du félibre…
Griffé de scholastique,
de vexants aphorismes,
L’écolier s’en
vient paître en ce déclamatoire
Dont khâgne
fait bombance; cet ostentatoire...
Le savoir
tale du raccourci sans schismes,
La
berme de l’existentialisme… convaincu
D’avoir aux accusatifs, prisé pétun, sans
De l’ivresse
probable, retenu en son sang,
L’éphémère
volute… que n’aura-t-il vécu !...
« OUVREZ
UNE ECOLE… FERMEREZ PRISONS ! »
Disait ce
cher Hugo, se croyant prophète…
Pauvre lord !
orgueilleux silène ! la défaite
Récuse cet argument… jamais, ne méprisons
Le simple
niquedouille ! car aujourd’hui,
Se tissent
en ces écoles : criminogènes actes ;
Les élèves
agressent le pédagogue, au pacte
Le liant de
mortifères enduits :
Voyoucratie
dont se sustente le fat ;bague
Du conceptuel
en ce spéculatif, la raison…
Nulle âme
ne se peut aux fades oraisons,
S'adorner de
silences… la dague
Du tentateur
scarifie des vertus, toujours,
Le ready
made… quand l’illusion dévore
A coup de parélie, l’espèce, le limivore
Empuanti en
la vase voit s’étioler le jour
Où s’alune l'astre de félicité… se meurt
Disgracié de rêves écrasés, de songes floutés ;
Reste en
ce désordre… à vous en dégoûter,
Miasmes
condensés de la belle demeure :
L’esprit du
nouveau-né défait de ces rumeurs
Anonnées de
guerre-lasse de censeurs voûtés !
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
