Fats et
prétentieux se donnent l’accolade,
Se tutoient
au banquet de la gent incivile ;
Bercent de congratulations
les plus vils,
Pour coincer
du douzil, avant dégringolade,
L’embouchure
à l’influx dévié de son clade.
Ignares et
érudits s’accolent sur les bancs
De nos
académies ; en cet alma mater,
Ce
Redemptoris studiorum : long cratère,
Bouillonne le
censeur cacochyme, tremblant.
Rabelais,
pour nous plaire, et avec élégance,
Dompta du L’Ivy
League, le statut informel
Crispant de
l’incipit, la pointe allumelle,
Aux notes
éthérées d’un clavicorde dense.
A Cambridge,
les sages (si tant est qu’ils le soient)
Ont posé
des jalons au naos du lettré ;
Infligeant à
ses doctes, sans les déconcentrer,
Théogonie
encellulée, sous capuce de soie,
Douteux
codex : discutables apophtegmes
Aux mythes
cosmétiqués d’argumentation…
N’est rien
de plus laid en ces cooptations,
Que novicius
coquistro sans flegme !
La villa Médicis
joue encor les fleurons
De la pédagogie…
porte ses précepteurs
Sur ses
ailes noircies… vaillants éducateurs,
Et disciples
de khâgne, fulminent de jurons
Face au
flemmard poudré de l’aristocratie
Dont la
bourse alimente aux fatales fièvres,
L’élitiste
coincé louant de moites lèvres
Sophocle ou
Ptolémée… folle argyrocratie !
Sorbonne la
pantouflarde, ce paneton ridé,
A glissé
sur la glaire d’un Hugo écœuré
Du vexant alliage
qui, de Dante, à Coré,
Agglutine l’espèce
réceptive aux idées_
Pourvu qu’elles
soient saines… aux adages ;
Pourvu qu’ils
soient cessibles en ces lieux,
Aux acronymes
du scientisme bilieux,
Aux linguistes
voutés de l’utile bravade.
Je regarde
mourir les plus belles écoles,
S'affaisser en ruines, l’Académie française…
Les califes
sont devenus vassaux ; l’ascèse
A empourpré
les monarques châtrés… s’y accole
Le prévaricateur
dont la verve égratigne
La pornocratie…
se meurent les courtisanes ;
Marozia,
statufiée, cherche son filanzane ;
De ces
bourgeois ventrus (est-ce un signe ?)
Ne reste
plus _ hélas ! _ que pochade soufflée…
Une triste
peinture vidée de l’aquatinte…
S’ébrouent
quelques penseurs en plaintes…
Le râle des
poètes s’y semble difflué.
Accordez-moi
audience : Vous direz pourquoi
Aux lévites
palpables s’insurgent les battants !
Quand l’hiver
sonne glas, le tiède harmatan
Balaie de
ses risées le triste porte-croix.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
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