Avant d’avoir
aimé, avant d’avoir pleuré
Sur la peau
du cristal de rêves inhibés,
Ai rompu de
mes peurs prohibées,
Le plus
faible maillon, sans me jamais leurrer.
Ai fait
montre d’adresse, vidé de peccavi,
Posant borne
au silence de vieux anachorètes
Agrémentés de
larmes étouffées du poète,
Chamarrés de
grimaces prisonnières d’envies.
Que ne
suis-je plus moi en ces songes étroits !
Mes nocturnes
escales virent au cauchemar ;
De mes pompeux souhaits coudés en coquemar,
Filtrent des
objectifs étirés... maladroits…
Quand vacillent mes mots, ne me reste plus rien ;
Rien qu’un
passé éteint dont les ombres accorent
D'infimes
charges… piégée en ce vaste décor,
Ma dégaine
bat mesure en piolet galérien.
Si j’avais
de l’absence exploré vacuité,
Me serais
fait ascète en quelque monastère
Où dans un
prieuré aux loges vacataires…
Mais... je
veux hériter d’une autre vérité :
Celle qui
de l’absolu entaille l’inconfort !
Je veux
mordre au nanan, abouté d'efforts,
Corroder de
la chair le juteux contrefort…
En me
faisant aède de troubles équivoques,
Ai blessé
de ma frêle monture le bât ;
En ce
déséquilibre où l’aplomb fait débat,
Mon moi velléitaire aux affres plurivoques,
Cherche issue,
sans nier de l’existentialisme,
Doctrine
princière… serf en d’autres lieux,
Impuissant factotum
au reflux bilieux,
Le zèle du uhlan
m'encloue au gestaltisme.
J’emprunte
des traboules avant que de tracer
Aux fragiles
lignures _ au soir de lune pleine,
D'éphémères
empreintes sur la plaine
Où paissent
les fantômes de l'âme trépassée…
Avant d’avoir
connu du plaisir l’hédonisme,
Ai fardé de
blandice les vierges hypocrites :
Ces drôlesses coincées, perméables aux rites
D’un
catéchuménat lesté de syncrétisme.
Me suis
retrouvé seul, égrenant sur mon lit,
De perfides
fantasmes de puceau désœuvré,
De chimériques
tacles… vrai !... J’en survivrai,
Ce, quoiqu’il
m’en coûte… l’offense est un délit,
Et ma
froide monture, cette farouche carne,
Ne saurait
me conduire en des limbes cloqués…
Sine tempus terrere*
en poussant le loquet,
J’encage ma
vertu aux pauses qui l’incarnent.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023


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