S'envole seul l'oisillon moqueur,
Quand le badaud interpelle la rue
Où traîne le passant apparu
En l'aube matutinale, en traqueur.
S'entrelacent les amants conquis
Au nord de Bagatelle, les spires
Du Phoebus ; parfois, elles s'étirent,
Repues de rosée, aux maquis.
De la lèvre enivrée de soupirs
Suintent encor des baisers
Attisés de promesses grisées,
Enjôlées de frissons ; ils expirent
D'influx savamment agencés,
Du damoiseau ; son cœur en aimante
Le présomptueux d'amantes,
Tel l’entrelacs s'y voulant poisser.
Fait beau au soir dans le nid,
Aux branches, quand, à l'aube,
La riche nitescence engobe
De faïence l'ondée démunie
Du mistral de la belle Provence,
Aux mas d'oliviers, thym-serpolet,
Juteuse gariguette, cèpes et bolets,
Sous la rotonde d'arborescence.
Ici, loin des plaines moussues,
Ma plume s'entoile de feutrine,
Mes stances elles, de moleskine,
En l'antre de mots subtilement cossus.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022






