N'aviez que faire de mes rires figés,
Mes larmes de probant sans haussière
Dérivant des sentes de clairières ;
S’y tanne mon derme d’affligé !
Mes rimes d'oaristys sombrent peu à peu
D'élégiaques distiques ; la plume en édulcore
La fadeur… de l’épithalame, nos corps
Récusent l’éloquence… je peux,
Sans réserve lier l'iambe, donner
Aux priapées rythme de pastourelle,
Flouer l'hémistiche enquillé aux modèles ;
Le rhapsode en condamne, et sans pardonner,
L'achronie… voudriez-vous en ces soifs
Encor m'abreuver d’empirisme ?
Je talle céans ce brûlant sophisme
Empoté d'orgueilleuses sans coiffe,
Domptant des peines la turbulence pleine,
Des chagrins toute l'ambivalence ;
En des poncifs enfiévrés d’expectance,
Me suis assujetti aux aveux de reines…
Illusoire, fantasque, la rotrouenge anime
En des sizains la versification…
J'y pose en aède de fortifications,
Des musiques boudées du pusillanime.
Villanelles complaintes d'antan,
Fabliaux d'autrefois, comptines de matins,
Dormez-vous quand du ciel adamantin
S'étire l'orbe du cosmos serpentant
Entre Cassiopée et Neptune l'infidèle ?
Bercez-vous les nymphes de Corrigan ?
Me plairait parfois en intrigant,
De soulever votre voile rebelle.
Des thrènes aux sirventes joutes,
J'ois de l'acrostiche l'assonance ;
Dois-je enclore de la rémanence,
La spécieuse vue des prolégomènes ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
