Je donne des forêts, des lacs, des jardins,
Aux vents se délaçant des cruelles tempêtes ;
J’offre aussi aux saisons qu’émiettent
Les solstices voilés de cycles almandins,
Beauté du renaître en un matin bruineux…
J’allume de l'espace l’imprécise forure,
Duvetant peu à peu de l’épaisse fourrure,
Le trop souple bâti, ce revers cotonneux.
Je pose le maillet au galbe d’années
Dont sont tributaires fugitives heures,
Succinctes minutes, secondes floues : leurres
Au bout du gluau de cycles surannés.
Je desserre l’ajour de l’abstruse nuit
Couchant sur nos remords, son drapé :
Filandreuse parure quelquefois achoppée,
Chatonnée d’affiquets, l’agouant ennui.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
