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samedi 16 juillet 2022

SANS ECURER L’ASCESE (AUX MORTES BRUMES)

SANS ECURER L’ASCESE

(AUX MORTES BRUMES)

 

Au soir d’inhumaines ivresses,

Fantasques… de coupables liaisons,

Quand la mort vient taler la raison,

Les femmes piègent de détresses

 

L’amant dépité : ce triste greffier

Miaulant aux nuits bleues :

Vil grippeminaud au mont sableux

Que foule l’ocelot toujours mystifié.

 

Aux geôles d’hédonisme, avec lésinerie,

La matrone d’un miteux bordel :

Maritorne poudrée, volage asphodèle

Dévoie la rosière de l’aumônerie.

 

Le vice fait recette en ces flottantes ides ;

Agnostiques et clercs tissent de l’absolu

En cette récréance, l’euphorie goulue

Dont s’imprègne le mol achalé de rides.

 

De larmes retenues, au fatales plombées,

S’enorgueillit la vierge blessée,

La mutine nymphette, lasse, oppressée,

Comme déracinée de l’axe bilobée.

 

On voit poindre des rires, les entend

Percer la douleur liant la retenue ;

Les mots vrais en détissent du nu,

L’irrévérencieux ton, l’abattant

Couvant de l’alliance… au temps

Des froides grimes, la belle ingénue

Venue mordre au péché qui lui tend

La carogne, au spectre hésitant,

Le fruit gaulé et son pulpe charnu.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022