pinterest

lundi 11 juillet 2022

EN L’AZUR ESTIVAL

EN L’AZUR ESTIVAL

 

Il y a des vagues dont le crachin poudrait

Les revêches frisures… les vents en dénudaient

La lame sur corail quand s’y venaient vider

D’acidifiantes bruines détachées de l’adret.

 

Il y a encor des algues sous la houle,

Du fretin, du nostoc pollué, du plancton

Dérivant du rostre, au fin ponton

Où les conques fatalement blackboulent.

 

On voyait de l’azur, les mouettes rieuses,

Les sternes vagabondes, les frégates

Balayant de leurs ailes, au ciel agate,

Les nuages renflant au soir la nébuleuse.

 

Et puis, il y a nous : deux pèlerins

Surpris des tempêtes cuivrées…

Il y avait aussi accroché à l’ivraie,

Le hallier coupant redouté du marin ;

Sous le roseau, la douceur de tes reins,

La pâleur de ta peau me voulant sevrer.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022