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dimanche 3 juillet 2022

GALVANO

GALVANO

 

Quand de la coupe aux lèvres sancissent

Des mots menteurs, d’enjôleurs fards,

Se dessinent du langage blafard

Les premières rides qu’épaississent

 

La honte, l’échec du précieux devenir

Dont l’âme assouplit en sa résipiscence

Le nuisible tangage, la déliquescence

Du verbe bridé d’infâmes souvenirs.

 

Quand du rire aux larmes s’épuisent

Des clichés l’imparable truisme,

La mémoire, sans abstractionnisme,

Vide du passé, avant qu’elle s’épuise,

 

Le pesant gorgerin… il en faut du temps

Pour calmer des blessures d’hier,

La béante coulée, l’étrange rivière

Affluée du remords, du regret constants.

 

En effeuillant des nuits éthérées

La trop riche ramure, me suis pris

Hélas ! au jeu de l’arrogant mépris :

Rebuffade dupant encor l’immodérée

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022