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samedi 9 juillet 2022

MAGNANIME GENTRY




MAGNANIME GENTRY

 

Le monde est un miroir où s’allongent

Des êtres asexués, des profils mutants ;

Leur chair que les ans rongent

Pendouille en lambeaux, aux ires lévitant.

 

C’est en ce microcosme boudé du Ciel,

Que s’attardent les âmes engrossées

Du sophisme des clercs… l’essentiel

Est ailleurs…  En l’éclos d’androcées.

 

Ceux qui fardent du temps avec faste,

Le trompeur stoïcisme, amputent

De l’amour le galbe prometteur ; les castes

S’en infèrent aux prémisses que dupe

 

L’enthymème du raisonnement creux…

Peut s’en faut qu’advienne en ces flous

L’atticisme qui, de Quintilien, ce preux

Admoneste l’ego si le verbe l’encloue,

 

Loquacité d’Isocrate puisant en logographe

La sagesse pratique finement agencée

Du rhéteur mis à mal, sans parafe,

Sans sceau, ni pointes nuancées.

 

Le monde les a couverts d’un drapé mité :

Funeste toge empruntée au silène

Paradant au cénacle dont il a hérité,

Lié au triumvirat recognant cet hellène.

 

Avant de naître au soir, d’eau, de sang,

A sa table faisait invite aux gueux.

Mais ce monde invaincu du puissant,

S’étoffe de cancanes de prélats fougueux.

  

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022