Se ferment doucement les volets palpébraux
D’amants agonisant au linceul de licences
Clouant au pilori, au for de manigances,
Les âmes éclatées, ces friables gabbros.
S’étiolent peu à peu les rires ingénus
De naïves donzelles, de frêles rosières
Déviergées du loup quittant sa tanière,
Le rusé qu’apprivoise l’arrogance du nu.
S’éventent patiemment les lascifs soupirs
De couples prisonniers de jeux libidineux,
D’écarts défiant le triste boutonneux
Evincé du couloir de fastueux empires.
Plus personne au balcon du rêve abouti ;
L’amour a pris le large… pérégrine…
S’illusionne le cœur où chagrine
L’ivresse… la mort l’a engloutie.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
