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mercredi 26 octobre 2022

PREMIERES LUNES

PREMIERES LUNES

 

Je m’étais assoupi en l’aurore pâlie,

Au matin assiégé de rêves maladroits ;

Que n’aurais-je en quelque endroit,

En ce lieu semblable, ce parhélie,

 

Si ce n’est cagneuse butée d’attentes

Au rets de désirs fagotés, astreints

Aux vains plaisirs qui, contraints,

Enveniment la joie d’illusions constantes !

 

M’étais encagé de songes athrepsiques,

En fragile poupon d’oniriques percées ;

Lors, naissaient de ces mues nuancées

Qu’insupportable glaire, èbe chimérique.

 

Au matin renaissant, en l’éveil éclatant,

Ma peau battait silences… affligée.

S’éteignaient peu à peu l’aube ennuagée,

La rosée démunie, et qu’exhalait l’autan.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022