Je m’étais assoupi en l’aurore
pâlie,
Au matin assiégé de rêves maladroits ;
Que n’aurais-je en quelque endroit,
En ce lieu semblable, ce parhélie,
Si ce n’est cagneuse butée d’attentes
Au rets de désirs fagotés, astreints
Aux vains plaisirs qui, contraints,
Enveniment la joie d’illusions constantes !
M’étais encagé de songes athrepsiques,
En fragile poupon d’oniriques percées ;
Lors, naissaient de ces mues nuancées
Qu’insupportable glaire, èbe chimérique.
Au matin renaissant, en l’éveil éclatant,
Ma peau battait silences… affligée.
S’éteignaient peu à peu l’aube ennuagée,
La rosée démunie, et qu’exhalait l’autan.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
