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lundi 31 octobre 2022

TRANSMIGRATOIRES DISSEMBLANCES


TRANSMIGRATOIRES DISSEMBLANCES

 

Je m’enivre d’espoir au soir où le noceur

Martèle du bitume la nappe goudronnée ;

Ma vie s’est décrochée des prêches sermonnés

De vieux loups de confesse : faux penseurs

 

Enquillés aux mensonges d’église : boniments

Anonnés de vaine prélature du pontifiant

Lesté d’obédience d’insignifiants

Gabiers d’une arche sans gréement.

 

Je m’étourdis d’actes inentamés la nuit,

Au point d’errances pleines, charmé

De ces profils se laissant désarmer

Aux pâles lueurs dont l’âme s’enduit.

 

Je caresse des lunes fardées le giron,

Emerveillé en ces flous oniriques

D'espèces enclines aux nuances cycliques,

Et que percent parfois de mon alabastron

 

Les subtiles fragrances mutées en ces lieux

Où l’onde s’évapore avant de disparaître,

Où la lame fuit avant de se repaître

Des cruelles marées survolées du courlieu.

 

Tapi en l’ombre molle de nuances diaprées,

J’attends l’aube à venir… mes envies apprivoisent

Des folles déshérences l’acrotère… j’y croise

Au point du jour les palmes épamprées.  

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022