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mercredi 26 octobre 2022

IL EST DEJA TROP TARD


IL EST DEJA TROP TARD

 

Femme aux pleurs subtilement posés

Sur l’étrange dupant la gent irraisonnée

Au faîte de passions empoisonnées

De larmes éclatées, de cris décomposés,

 

Tu voudrais t’amender, puis disparaître,

Confesser angoisses et mensonges

Lestés de remords, entoilés de songes

Mis à nu aux flamberges de reîtres.

 

Tes rires portent deuil au silence fragile

De dryades liées, griffées en l’automne

De roses effeuillées, d'ides monotones,

Et qu’enrouent les brises indociles.

 

Femme aux gestes ramoitis,

Halitueuses lèvres de candace brisée,

Tu aimerais aux plus folles risées,

Te laisser emporter au centre du bâti

 

Dédoublant du confort l’aisance

Grisée de tacles aux teintes éculées ;

Y pâlit l’aquarelle désarticulée

D’un trait miné d’intolérance.

 

Au jour démuni d’octobre suranné

Choiront tous tes caprices ; l’absence

Te grimera d’un vieux pastel rance

Enfiellé de rides pris à ta chair fanée.

 

Ne seront plus en ces lourds poncifs,

Les feintes du temps cardé,

Ces riches ornements : offrande d’affidés

Aux sirènes blessées au pied du récif.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022