Qu’il s’en aille ! qu’il sorte du lieu
Où les âmes se paissent avant de s’écrouler
Du tertre où s'en viennent blackbouler
Tous les démons au mucus bilieux !
Qu’ils fuient ces sombres corridors
Empanachés de superstitions :
Coursives empruntées, et sans rétention,
De jobastres plombés, de lindors !
Il n’est_ de vous à moi_ nulle échappatoire,
Au malheur empâtant encor l’irraisonné !
En la glossolalie venant l’arraisonner
Fermentent des gages captatoires…
Qu’il quitte céans ces cénacles trompeurs !
Le velours des louanges est un tissu mité…
Le cœur donne quitus à ces difformités,
Sans pouvoir s’amender de l’immodeste peur.
Non ! ne point ferai le chemin à l’envers !
Aux sentes barbelées me suis seul écorché…
Mes yeux fardaient de pleurs effarouchés
Les craintives valeurs sises à ce revers.
Qu’il puisse enfin semer aux froides nuits,
Aux ténébreuses chapes d’octobre décati,
Les premiers gamètes : noduleux abattis
Du corps ankylosé, inhibé d’ennui !
Fallait-il que les ombres virassent
Du gris au rouge, et sans parcimonie !
Fallait-il en ce tons, et sans cérémonie,
Que la folie ici nous amputasse !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022
