Femme aux pleurs subtilement posés
Sur l’étrange dupant la gent irraisonnée
Au faîte de passions empoisonnées
De larmes éclatées, de cris décomposés,
Tu voudrais t’amender, puis disparaître,
Confesser angoisses et mensonges
Lestés de remords, entoilés de songes
Mis à nu aux flamberges de reîtres.
Tes rires portent deuil au silence fragile
De dryades liées, griffées en l’automne
De roses effeuillées, d'ides monotones,
Et qu’enrouent les brises indociles.
Femme aux gestes ramoitis,
Halitueuses lèvres de candace brisée,
Tu aimerais aux plus folles risées,
Te laisser emporter au centre du bâti
Dédoublant du confort l’aisance
Grisée de tacles aux teintes éculées ;
Y pâlit l’aquarelle désarticulée
D’un trait miné d’intolérance.
Au jour démuni d’octobre suranné
Choiront tous tes caprices ; l’absence
Te grimera d’un vieux pastel rance
Enfiellé de rides pris à ta chair fanée.
Ne seront plus en ces lourds poncifs,
Les feintes du temps cardé,
Ces riches ornements : offrande d’affidés
Aux sirènes blessées au pied du récif.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022






