Quand ma pensée essouche du passé
Les mutantes défaites, les perfides frottées,
Les désirs s’en viennent ressasser
Les spoliations de ces unions ratées,
Et qui de l’hédonisme, en des nuits glacées,
Perforent le cliché de brèves unions
A l’heure où les amants y semblent nuancer
Du fantasme buté l’escarre du brion.
Quand mes songes pénètrent l’adolescence folle,
Ecalent de mes mots la vexante phonie,
Mon verbe en sa faconde molle,
Tonitrue au faîte d’abruptes gémonies.
Affolé des grimaces de la gent narquoise,
J’aspire de ma ruine en un spécieux deuil
Les restes épandus sous la toise
Du temps flou se brisant à mon seuil.
Lors, je fais montre en ces rudes escales
Et avec prud’homie, de componction,
Brisant de l’obséquiosité le reflet afocal,
De la servilité la hideuse fonction.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022






