Il y a des vagues dont le crachin poudrait
Les revêches frisures… les vents en dénudaient
La lame sur corail quand s’y venaient vider
D’acidifiantes bruines détachées de l’adret.
Il y a encor des algues sous la houle,
Du fretin, du nostoc pollué, du plancton
Dérivant du rostre, au fin ponton
Où les conques fatalement blackboulent.
On voyait de l’azur, les mouettes rieuses,
Les sternes vagabondes, les frégates
Balayant de leurs ailes, au ciel agate,
Les nuages renflant au soir la nébuleuse.
Et puis, il y a nous : deux pèlerins
Surpris des tempêtes cuivrées…
Il y avait aussi accroché à l’ivraie,
Le hallier coupant redouté du marin ;
Sous le roseau, la douceur de tes reins,
La pâleur de ta peau me voulant sevrer.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022






