pinterest

mardi 22 décembre 2020

ISRAËL MON AMOUR, ISRAËL TERRE BENIE

 

ISRAËL MON AMOUR, ISRAËL TERRE BENIE

 

Mon cœur de Chrétien écoute battre le tien,

Mon âme de croyant prie avec passion,

Le même Dieu que toi, unie au même Lien :

La Paix de L’Eternel magnifié en Sion.

Ta joie est mienne, tes larmes me rassurent ;

La haine du monde prouve que Le Créateur

T’a élue, Terre bénie consacrée, Lieu sûr

Pour celui dont la foi est l’esprit révélateur.

 

Prends courage ô peuple dont David a chanté

Les multiples promesses ! Les Célestes Louanges

Du Prophète, la nuit, viendront hanter

Les damnés, quand trompèteront les anges.

 

Israël, celui qui te touche, touche au Dieu Vivant ;

Ne crains point ! Proche, est la terre promise…

Elie et Moïse seront là, ces Soldats Survivants

Pour te serrer plus fort, loin des castes soumises

A la violence, et qui ne seront plus que vent…

Toi, fils béni d’Abraham, petit-fils d’Isaac,

Juif consacré au Grand Roi, Le Très-haut,

Ton nom, au Ciel, perce le voile opaque

Du sectaire en attente des Divins Fléaux !

 

Je t’aime Israël, ma précieuse complice !

Je t’aime enfant bénie, enfant du sacrifice !

 

 

Armand Mando ESPARTERO, ami d’Israël

VENATRIX* Chasseresse

 

VENATRIX*

Chasseresse

 

M’aviez à votre rets, sans remords, retenu,

Gelant du flux de constance, le débit

Enlisé aux accords dont l’esprit ébaubi

Anoblit la  coulée savamment retenue

Du réduplicatif, en l’itérative percée

Au fluctuant débord, sans en gercer

Du cylindre, le reflet longiligne… ténu.

 

M’en suis libéré, vainqueur de vos lubies…

Irai me reposer, sans crainte de roidir

Des miennes audaces, et sans le refroidir,

Mon cœur de troubadour estourbi

De votre inclémence… dois-je maudire

En l’espèce, vos grinçantes phobies ?

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020


lundi 21 décembre 2020

VERBA* Les mots

 

VERBA*

Les mots

 

Les mots dansent sur le fil de nos âmes ;

Prennent peur, souvent, prennent froid,

Au soir, quand vacillent les flammes

Du feu échauffant les piliers du beffroi,

 

De l’atonie, du vide, si la raison somnole ;

En faisant illusion, l’intellect sophistique

Chaque mot vrai, dont l’orgueil s’auréole,

Chaque pensée encernée de critiques.

 

En m’approchant plus près, j’ai vu

Dans la lumière des mots, l’éphémère,

En empreintes calquées aux revues

Parcourues d’amantes, devenues mères.

 

D’entêtantes poussières vacillent encor

 Sur les pages jaunies de vieux bouquins

D’arrière-boutiques au désuet décor ;

Y tâtonnent, perdus, les minables faquins.

 

 Nimbée du brouillard de nos lettres,

 Du blizzard oppressant nos missives,

La main tendue derrière la fenêtre,

De vains accords, aux notes incisives,

Balaie l’assertion dont les mots avivent

Le sophisme drainé au centre du mal être.

 

 Il ne reste plus traces… non aucune !

De ce que jadis, et, en de justes proses,

Nous placions, pour taire les lacunes ;

Il s’en faudra convaincre… sans pause !

 

J’ai peine à remonter de ce puits ;

Pourriez-vous en douter?

J’en doute parfois… la nuit

Quand les mots me viennent dérouter.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

dimanche 20 décembre 2020

FINEM MORTUORUM CAPTIONEM* Trappe sans issue

 

FINEM MORTUORUM CAPTIONEM*

Trappe sans issue

 

Je marche dans la foule abrutie de huées ;

De disgracieux profils m’enserrent, me lient

Aux grimaces de rue, défiant des ordalies,

Les concises règles, ces humiliants fouets.

Je déambule au centre de la plèbe blessée

De la froideur des kaisers sans âme…

Je foule sans amertume le poudreux macadam,

Ses bordures meurtries, ses pavés encrassés.

 

Que ne serais-je moi, en ces froids errements !

Je me perds à comprendre, et sans y parvenir,

Du pecus, l’intention première, le col de l’avenir

Auquel s’accroche encor, lesté de faux serments,

De palabres soufflées de concussionnaires,

Le naïf enkysté de promesses, le gobeur

Pétri de suffisance… S'y cabre le regimbeur ;

Il salue la prouesse, en simple débonnaire.


De mes rires sans sève, mes joies dévaluées,

S’égrènent des sanglots, de colériques pointes ;

J’aimerais voir danser, aux aurores ointes

De munificence, loin des cycles pollués,

Les spires enchâssées au faîte de la bohème,

Le circonvolutif du dispendieux affect :

Pulsatile vigueur dont le sage s’humecte.

 


Je glisse entre les ombres clivées au bitume,

Que foulent les forces revendicatrices,

L’adepte du désordre, la mue adaptatrice

Pochée de l’exuvie lui servant de costume.

 

Mon regard fait faillite en ces fauves nuances,

Pour se poser ailleurs… quelle affaire, ce drame

Joué en la coulisse, où les revêches flammes

Carbonisent du temps desserti de muance,

La masse en déshérence, et qu’enclouent

Les chagrins de la désespérance, ce spleen

Prisonnier d’entrelacs, et qui au soir, décline,

Pour trépasser au vide que le mal renfloue !

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

jeudi 17 décembre 2020

LES GUIRLANDES d'ANTOINE DE GENTILE

LES GUIRLANDES

 

Tandis que des Sylphes gracieux et subtils

Se soûlent de rosée au bout de leurs pistils...

O Cythère enchantée ! Eldorado de rêve !

Eden que hante encor le blond fantôme d’Ève !...

C'est là, vois-tu, c'est là que loin des curieux

Habite mon amour tendre et mystérieux.

C'est là que j'ai caché cette fleur diaphane

Que jamais n'effleura aucune main profane...

Heureuse, elle y répand son arôme discret,

Et nul de mon bonheur ne connaît le secret ;

Mais toi qui l'a créé ce paradis d'ivresse,

Oh ! Laisse que, pâmé, je contemple sans cesse,

Enivrant à jamais mes regards et mon cœur,

Tes yeux, tes grands yeux las, tout chargés de langueur !

 

(Les Guirlandes) ANTOINE DE GENTILE

RUSTICA SERVUS* Naïve servante

 

RUSTICA SERVUS*

Naïve servante

 

Elle parfume ses rêves de souvenirs

Volés aux amants de passage…

S’accoutume parfois, en enfant sage,

Aux rires de ceux qu’elle ne peut retenir.

Ses matins sont d’intarissables fleuves

Perlant de son regard ridé d’adynamie,

Ses yeux délavés, proches de l'anémie;

Les ans qui l’insupportent, l’émeuvent,

Quand ils lui offrent de prétendus amis:

Gracieux damoiseaux de garçonnière,

Galants frustrés, férus de cancanières,

Et qui pourtant l’encagent de mépris…

Tant pis ! N’a pas de l’âme rancunière,

Absorbé le venin marouflé de l’esprit…

 

Elle colore ses nuits, d’éphémères étoiles,

Lumineux faisceaux, blanches étincelles ;

Pour elle, Cassiopée se voit de la nacelle

De ces mariniers levant au soir, les voiles,

Pour, en catimini, lui offrir, avant l’aube,

Miasmes de plaisirs, euphoriques extases,

Infidèles serments agrémentés d’emphase,

Avant de l’endeuiller d’une ascétique aube.

 

Elle avoue des envies à jamais éteintes,

En son corps épuisé de caresses faciles,

D’étreintes volées aux noceurs indociles,

Dont la chair dénature, en ces feintes,

L’ivresse du coït, l’adultérine soif

De se glisser au froid satin du vice

Écalé de la retenue, que ne sévissent,

Remords et regrets dont l’ascète se coiffe.

 

Serve humiliée, lestée de rebuffades,

S’allonge, vaincue sur le tiède linceul,

Cette peau bannie dont l’angoisse seule,

Fidélise l’odalisque aux ambitions fades.

 

Quand vous la croiserez sur le macadam,

Ne faites _ je vous prie _ montre d’arrogance

A son infortune ! Malgré ses lisses ganses,

Ne portera jamais le titre de Madame.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

mercredi 16 décembre 2020

FACULTATEM FLUCTUATUR* Fluctuante contenance

 

FACULTATEM FLUCTUATUR*

Fluctuante contenance

 

Il faut plaire, sans séduire, apprécier,

Sans s’inféoder… car l’homme, cet animal,

Est un loup qui, à l’abri du peaussier,

Se joue de la faiblesse de celui qui a mal !

 

Ne jamais partager avec parcimonie,

Quand l’amour vient convaincre l’athée,

De s’offrir entier, sans montre de déni,

Au Divin Créateur dont il peut hériter !

 

Oubliez la harangue des prévaricateurs,

Les palabres du sophiste grincheux !

Qu’est-il de plus navrant qu’un subtil rhéteur

Bavant, ex cathedra, des ragots pelucheux !?

 

Quand sombre le docte nimbé de jésuitisme,

Se noie aux pédantesques joutes, l’érudit

Aux arguties livresques, le béotisme

Encage le plus faible… sans contredit !

 

S’armer, si c'est possible, au plus vite,

De la connaissance, quitte à déplaire !

De la componction, émanent des faillites ;

De l’obséquiosité… des piques délétères.

 

Il s’en faut prémunir ! L’esprit, cette trémie,

Aspire, en fourre-tout, des calembredaines,

L’ironie manifeste, puis tacle l’insoumis,

Le bâchant de compassion soudaine…

 


Sulfureux mélange, s’il en est !… infecte lie,

Qui de la coupe, aux lèvres, éveille les grimes

Du prétendu caviste… son taste-vin délie

Du liquoreux breuvage, l’uval millésime,

 

Pour fendre de l’accord, avec délicatesse,

Possible jouissance d’œnologue averti,

Et qui, de la manœuvre… quelle prouesse !

Anoblit la vertu dont l’aplomb le sertit.

 

Les brèves qu’il m’en souvienne, quelquefois,

Amplifient de mes joies, la dive retenue…

J’eusse aimé à ce style, peut-être, avec foi,

Et sans déclamatoire, nouer du fil ténu

De ma sombre mémoire, l’abaca, pour du nu,

Accéder en novice, au dédain de l’effroi.  

 

Ai-je de vos raccourcis, piétiné réserve ?

S’il est vrai que mes pas semblent désaccordés,

Ma démarche, que vos ambles dénervent,

Demeure, sans piperie, un entrain encordé,

Sans démesure, aux rythmes qui la servent !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020